Les «salles de shoot» n'augmentent ni la consommation ni la criminalité, d’après l'OEDT

SANTE L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a dévoilé une étude jeudi…

20 Minutes avec AFP
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Le public des "salles de shoot" : principalement des toxicomanes marginalisés et qui se droguent dans la rue.
Le public des "salles de shoot" : principalement des toxicomanes marginalisés et qui se droguent dans la rue. — Omar Torres AFP

Selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), les « salles de shoot » qui existent dans plusieurs pays n’ont pas augmenté la consommation de drogue ni entraîné une hausse de la criminalité locale liée au trafic de drogue.

Ce résultat provient d’une étude dévoilée jeudi à Lisbonne en marge du rapport annuel de l’organisation. L’OEDT a rassemblé les résultats d’études menées sur les quelque 90 salles d’injection sous supervision médicale qui existent dans le monde.

Bientôt une salle en France

Les salles d’injection à moindre risque, rebaptisées « salles de shoot », existent dans 8 pays d’Europe, dont la Suisse, l’Allemagne ou encore l’Espagne. Elles sont également présentes en Australie et au Canada. En France, l’Assemblée nationale a adopté en avril l’expérimentation et une première salle va ouvrir à l’hôpital Lariboisière de Paris.

Ces salles sont destinées à des toxicomanes marginalisés, qui se droguent dans des conditions d’hygiène précaires, souvent dans la rue. L’objectif est de réduire la mortalité de cette population, de diminuer les troubles à l’ordre public, et à plus long terme, d’encourager ces usagers à se tourner vers des structures de soin.