François Rebsamen va recevoir la Croix-Rouge pour connaître «la situation exacte»

SOCIAL La directrice déléguée de la Croix-Rouge, Annie Bourdil, a indiqué lundi matin que «l’association n’a pas» les 11 millions d'euros que pourrait atteindre la facture...

B.D. avec AFP

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Le siège de la Croix Rouge française à Paris, le 31 mai 2015 Lancer le diaporama
Le siège de la Croix Rouge française à Paris, le 31 mai 2015 — STEPHANE DE SAKUTIN AFP

Le ministre du Travail François Rebsamen a indiqué ce mardi qu'il allait recevoir la direction de la Croix-Rouge française, épinglée par l'Inspection du travail, pour connaître «la situation exacte» de l'association qui «ne doit pas mettre ses propres salariés en insécurité».

Questionné sur l'amende de plus de 2,8 millions d'euros à laquelle s'expose la Croix-Rouge française, qui prétend ne pas être en mesure de la payer, François Rebsamen a temporisé dans l'attente d'une rencontre prochaine avec les dirigeants. «Je vais d'abord les recevoir pour voir quelle est la situation exacte», a-t-il indiqué sur RTL.

La Croix-Rouge «n’a pas» les 11 millions d'euros que pourrait atteindre la facture

«Même une entreprise comme la Croix-Rouge, qui est devenue une vraie entreprise et qui gère beaucoup de personnel, doit respecter le code du travail et ne doit pas mettre ses propres salariés en insécurité, dans des situations pathogènes», a fait valoir le ministre.

Mais, la Croix-Rouge a indiqué lundi matin sur Europe 1 par la voix de sa directrice déléguée, Annie Bourdil, que «l’association n’a pas» les 11 millions d'euros que pourrait atteindre la facture en ajoutant à l'amende la rémunération due aux salariés et leur indemnisation au titre du préjudice subi, selon Le Parisien, e t qu’elle «se tournera vers les pouvoirs publics pour qu’ils aident à payer les infractions».

«Quand il y a des amendes, normalement on paie les amendes»

Le gouvernement pourrait-il faire un geste envers la Croix-Rouge française, emblème de l'action humanitaire d'urgence? «On va voir», a répondu le ministre, avant d'ajouter: «Quand il y a des amendes, normalement on paie les amendes».

Saisie au printemps, l'Inspection du travail a rendu fin mars un rapport sévère sur le non respect par l'association de la législation sur le temps de travail, soulignant le «caractère structurel» d'une «organisation du travail illégale, dangereuse et pathogène».

«Ce sont les directions métiers "d'urgence" qui sont en grande majorité concernées par les dépassements d'horaires», a plaidé l'association fondée en 1864, mettant en avant une hausse de la pauvreté et des catastrophes naturelles couplée à une baisse des financements. Les infractions constatées sont sanctionnées de 750 euros, soit une amende de plus de 2,8 millions d'euros.