Le père de Mohamed Merah revient à Toulouse sans être interrogé par la police

SOCIETE Mohamed Benalel Merah n'aurait pas subi d'audition dans le cadre des tueries de Toulouse et de Montauban...

B.D.

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Mohamed Benalel Merah, père de Mohamed Merah, lors d'une conférence de presse à Alger, le 27 mars 2012.
Mohamed Benalel Merah, père de Mohamed Merah, lors d'une conférence de presse à Alger, le 27 mars 2012. — SIPA

Trois ans après les tueries de Montauban et de l'école juive Ozar Hatorah perpétrées par Mohamed Merah, son père, Mohamed Benalel Merah, est revenu à Toulouse en toute discrétion il y a environ un mois et demi, rapporte RTL ce lundi.

Selon les informations de la radio, Mohamed Benalel Merah a quitté l'Algérie pour revenir s'installer à Toulouse «afin de faire renouveler sa carte de résident permanent désormais périmée».

Mais, si il a «retrouvé de vieilles connaissance dans le quartier du Mirail», c'est dans le quartier de Bagatelle qu'il dispose d'un appartement.

Pas d'audition

«Il ne parle avec personne. Bonjour, bonsoir c'est tout. Il va à la mosquée parfois», a confié un riverain à RTL. Dès son arrivée, un officier de la Police Judiciaire a pris contact avec lui au nom de la sous-direction anti-terroriste, mais Mohamed Benalel Merah n'aurait pas subi d'audition dans le cadre des tueries de Toulouse et Montauban et des plaintes déposées par des familles de victimes, précie la radio.

Une situation incompréhensible pour Albert Chennouf-Meyer, dont le fils a été tué par Merah le 15 mars 2012 à Montauban. «Pourquoi ne l'a-t-on pas entendu? Je réclame que le procureur François Molins signe un mandat d'amené pour qu'on entende ce monsieur», s'est-il indigné, soulignant qu'il avait «plus que la conviction que Merah savait des choses c'est la raison pour laquelle il a été tué».

«Le père sait des choses c'est pour ça qu'on ne veut pas l'entendre», a-t-il ajouté. Mohamed Benalel Merah avait en effet affirmé détenir des enregistrements vidéo de son fils et que celui-ci travaillait pour les services secrets français. «Je viens ce lundi à Toulouse, je vais poser la vraie question au père Merah: «Monsieur que faites vous de ces vidéos?». Je vais faire le travail que l'État ne fait pas», conclue-t-il.