Une «altercation» sur fond d'alcool peut-être à l'origine de la fusillade près de Metz

FAITS DIVERS Selon les dernières informations révélées par le procureur...

A.B. avec AFP

— 

Illustration police/Credit:ELSNER FABRICE/SIPA
Illustration police/Credit:ELSNER FABRICE/SIPA — SIPA

Une « altercation » sur fond d’alcool pourrait avoir été l’élément déclencheur de la fusillade au cours de laquelle un homme a tué une jeune femme et blessé gravement deux personnes, a indiqué dimanche le procureur de Metz.

Peut-être une vengeance

Pour expliquer le passage à l’acte du suspect interpellé dans la nuit à la frontière entre Woippy et Metz, « pour le moment on s’oriente sur une altercation sur fond d’alcoolisation (…) et peut-être l’intention du suspect de se venger de cette altercation », a affirmé Christian Mercuri lors d’un point de presse.

Outre la jeune femme de 22 ans décédée après avoir été touchée par plusieurs balles, l’homme a blessé trois hommes, dont deux se trouvaient dimanche « dans un état très grave puisque leur pronostic vital est encore engagé », a souligné le procureur. L’un de ces deux hommes est le frère de la jeune femme tuée.

L’homme, âgé de 49 ans, était connu des services de police, et avait notamment été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement dont une partie avec sursis « pour des faits d’agression sexuelle, de violences et de violences avec arme », a précisé le procureur de Metz.

Une quinzaine de coups de feu

Au cours de la fusillade, qui s’est déroulée sur cinq scènes de crime différentes dans le même quartier, l’homme a tiré au moins une quinzaine de coups de feu à l’aide d’un pistolet automatique de calibre 9mm.

Au moment de son interpellation par une patrouille de la sécurité publique équipée de pistolets Taser, il était en possession de cette arme, prête à tirer, a souligné le procureur.

Placé en garde à vue, le tireur présumé devrait voir sa garde à vue prolongée dimanche en vue d’un défèrement devant un juge dans la journée de lundi.