Le distributeur de biens culturels et technologiques Fnac est repassé dans le vert en 2013, avec un bénéfice net de 15 millions d'euros contre une perte de 142 millions en 2012, mais reste prudent pour 2014.
Le distributeur de biens culturels et technologiques Fnac est repassé dans le vert en 2013, avec un bénéfice net de 15 millions d'euros contre une perte de 142 millions en 2012, mais reste prudent pour 2014. — Eric Piermont AFP

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Des salariés de la Fnac en grève pour protester contre l'ouverture le dimanche

Le mouvement de grève touche plusieurs magasins de province…

Des salariés de magasins de la Fnac en province ont débrayé ce vendredi contre l'ouverture le dimanche, alors qu'un amendement au projet de loi Macron vise à autoriser les commerces de biens culturels à déroger au repos dominical, a-t-on appris de sources syndicales. Une intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et SUD) de la Fnac-Relais, qui regroupe les 51 magasins de province, avait appelé à une «journée d'action nationale» pour dire «non à la banalisation du travail du dimanche».

André Chapuis (CGT) a fait état d'«une grosse participation des salariés» dans les magasins où des actions avaient été organisées. «A Toulouse, 80% des CDI» ont débrayé, a-t-il dit à titre d'exemple. «Sur Tours, c'est un franc succès puisque près de 90% des salariés ont débrayé dès ce matin 10 heures», a aussi indiqué à l'AFP Thierry Lizé (FO). Selon lui, outre Toulouse et Tours, les débrayages ont notamment concerné les magasins de Lyon et Rouen. D'autres magasins comme ceux de Rennes, Nantes, Annecy ou Dijon devaient également débrayer dans l'après-midi.

«C'est un plus de pouvoir ouvrir le dimanche»

Sollicitée, la direction de la Fnac a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un mouvement de grève et a rappelé que la dernière action similaire mi-mai avait mobilisé moins de 3% de salariés. Les salariés ont aussi lancé une pétition qui a recueilli près de 3.000 signatures. Selon André Chapuis, «un nombre impressionnant de clients sont solidaires».  L'amendement, voté par le Sénat qui inquiète certains salariés, stipule que «les commerces de détail de biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement».

Pour les syndicats, avec cet amendement le PDG du groupe Fnac Alexandre Bompard «peut décider d'ouvrir où il veut, quand il veut et aux conditions qu'il voudra bien concéder». La direction souligne de son côté «qu’aucune discussion n'a été entamée» sur l'ouverture dominicale puisque la loi n'a pas été adoptée. Sur le fond, la Fnac explique que «face à une situation difficile, c'est un plus pour les distributeurs et toute la filière culturelle de pouvoir ouvrir le dimanche». Mais elle souligne que «cela ne peut pas se faire sans des contreparties avantageuses et un engagement clair sur le respect du volontariat» et indique qu'«il ne s'agit pas d'ouvrir partout, tous les dimanches», mais de faire preuve de «pragmatisme».