Les sept commandements du vendeur de vide-grenier

BROCANTE Dès ce week-end, de nombreux vide-greniers vont être organisés aux quatre coins de la France...  

Delphine Bancaud

— 

Un vide grenier dans la Sarthe. Aout 2014
Un vide grenier dans la Sarthe. Aout 2014 — GILE MICHEL/SIPA

Le grand déballage d’été va commencer. C’est la saison des vide-greniers et l’occasion de tronquer les objets inutiles contre quelques euros. L’occasion de délivrer quelques conseils aux vendeurs néophytes.

1 Ta participation, tu anticiperas

Dans certains vide-greniers, les places sont limitées et le nombre de vendeurs exponentiel. « Il faut donc s’y prendre au moins trois semaines à l’avance pour réserver son emplacement », explique constate Olivier Nass, fondateur du site vide-greniers.org. « Pour être confortable, mieux vaut réserver 3 ou 4 mètres linéaire » ajoute-t-il. Sachant que pour 1 mètre linéaire il faut compter de 5 à 15 euros, selon les villes.

2 Tes petites culottes, tu éviteras de vendre

Tout se vend sur un vide-grenier. Soit. Mais par égard pour les participants, mieux vaut éviter de faire commerce de ses sous-vêtements, d’habits tachés ou troués, d’objets en mauvais état… « Il faut aussi éviter de vendre du matériel électrique si l’on ne peut pas garantir à 100 % son bon fonctionnement », conseille Olivier Nass. En revanche, les DVD, les disques vinyles, les articles de mercerie, les vêtements vintage et les ustensiles de cuisine, les jouets partent comme des petits pains. « Attention en revanche à ne pas vendre à bas prix des objets qui peuvent avoir de valeur. Pour éviter cet écueil, mieux vaut faire un tour avant sur les sites qui permettent d’évaluer le prix des objets », conseille Emmanuel Layan, auteur du Guide du chineur.

3 En duo ou en famille, tu participeras

Ceux qui ont voulu jouer les héros et tenir leur stand seul s’en sont mordu les doigts. « Il faut être au moins deux pour déballer ses affaires à 6 heures du matin, sinon on se fait vite déborder », constate Olivier Nass. Des vols ayant souvent lieu lors des vide-greniers, mieux vaut aussi deux paires d’yeux pour surveiller sa marchandise. Et à moins d’avoir un voisin sympa, c’est impossible de faire une pause pipi ou déjeuner quand on est solo.

4 Le jour J tu seras au taquet

Impératif avant de démarrer la journée : avoir le porte-monnaie rempli de pièces, prévoir de quoi boire et grignoter, ainsi que des sacs plastique. Un bon siège, un parasol ou un parapluie en fonction du temps et une bâche en cas de pluie, sont aussi indispensables. Si les places n’ont pas été attribuées d’avance, cela peut aussi valoir le coup d’arriver dans les premiers pour choisir son emplacement.

Pourquoi les vide-greniers font le plein

5 Ton stand ne ressemblera pas à un dépotoir

« La présentation et la propreté des articles comptent pour les acheteurs. Il ne faut pas hésiter à mettre ses plus belles pièces en valeur pour attirer le chaland et ne pas les empiler », insiste Emmanuel Layan. Mieux vaut également investir dans une planche avec des tréteaux pour disposer ses objets, ainsi que dans un portant. Une nappe colorée est aussi recommandée pour taper à l’œil du promeneur. « Pour les vêtements, les classer par taille est aussi le meilleur moyen pour s’en débarrasser », ajoute Olivier Nass.

6 Au juste prix tu joueras

« Je conseille aussi au vendeur de ne pas afficher les prix sur son stand, car marchander fait partie du plaisir de l’acheteur et cela permet d’ajuster son prix en fonction de la demande », explique Olivier Nass. Un conseil qui ne tient pas pour les articles sans valeur dont on veut absolument se débarrasser. « Pour ceux-là, il faut indiquer les prix et même être prêt à les casser », estime Emmanuel Layan. N’hésitez pas non plus à faire des prix pour des lots.

7 Au bon moment, tu braderas ton stock

Tous les brocanteurs le savent bien : les affaires se font surtout le matin. Donc dès le début de l’après-midi, si l’affluence baisse, il ne faut pas hésiter à baisser les prix. Et deux heures avant la fin du vide-grenier, à les casser, surtout pour les articles encombrants qu’on ne veut pas ramener chez soi. Car le moment du remballage est à coup sûr le plus désagréable de la journée.

* Emmanuel Layan, Le guide du chineur, Editions du Chêne, 16,90 euros.