Protection de l'enfance: 284.000 mineurs pris en charge fin 2012

RAPPORT Ce chiffre est en hausse de 3% par rapport à la fin 2011...

20 Minutes avec agences
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Une femme avec deux enfants regardant les trains, gare de Montparnasse. Paris, FRANCE-05/03/2015./BALEYDIER_1924.31/Credit:Baleydier/SIPA/1503052048
Une femme avec deux enfants regardant les trains, gare de Montparnasse. Paris, FRANCE-05/03/2015./BALEYDIER_1924.31/Credit:Baleydier/SIPA/1503052048 — SIPA

Environ 284.000 mineurs étaient pris en charge par les services de protection de l’enfance fin 2012, soit 1,95 % de cette tranche d’âge, selon le 10e rapport annuel de l’Observatoire national de l’enfance en danger, publié ce mardi.

Ce nombre, en hausse de 3 % par rapport à la fin 2011, englobe les enfants et adolescents de moins de 18 ans concernés par au moins une mesure de protection, administrative ou judiciaire, selon ce rapport remis à Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat en charge de la famille.

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47 % des mesures impliquent un placement en foyer ou famille d’accueil, tandis que plus de la moitié des mesures (53 %) consistent en un suivi « en milieu ouvert », l’enfant continuant de résider à son domicile. En outre, près de 21.500 jeunes majeurs sont pris en charge (-1 % sur un an), soit 0,91 % des 18-20 ans, pour plus de 80 % en accueil/placement.

« Des disparités dans les niveaux de prise en charge »

L’étude souligne également que « des disparités perdurent dans les niveaux de prise en charge » entre les départements. Ainsi, les départements des Yvelines, de Haute-Savoie, du Val-de-Marne, de Guyane et du Val-d’Oise enregistrent les taux de prise en charge des mineurs les plus faibles, tandis que des taux supérieurs à 3 % des moins de 18 ans sont observés dans les Hautes-Pyrénées, le Nord, la Creuse, le Calvados, la Haute-Saône, la Nièvre, les Ardennes et le Cantal.

Les taux de prise en charge des jeunes majeurs les plus faibles sont observés dans les départements du Haut-Rhin, de Haute-Savoie, de Moselle et de la Guyane, alors que le Loiret, les Landes et l’Aveyron enregistrent des taux de prise en charge supérieurs à 2 %. La quasi-totalité des mesures de protection de l’enfance est financée par les départements.