La police des police juge le flashball «dépassé»

SOCIETE L'IGPN plaide pour l'usage d'armes défensives non létales à longue distance...

20 Minutes avec AFP

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Flashball de la police nationale. Photo d'illustration. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY
Flashball de la police nationale. Photo d'illustration. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY — AFP

Lors de la présentation jeudi de son rapport d’activité pour l’année 2014, l’Inspection générale de la police (IGPN) a observé un recours «de plus en plus fréquent» aux armes non létales.

Les agents ont utilisé 567 fois le pistolet à impulsion électrique, plus connu sous le nom de Taser, précise Le Monde. «Dans 20 % des cas, il suffit de pointer le faisceau laser de visée sur le corps de l’individu ciblé pour mettre fin à la menace, sans avoir besoin de tirer», ajoute le quotidien. L’effet dissuasif de cette arme lui vaut d’être recommandée par l’IGPN.

«Dépassé»

La police des polices met en revanche en garde sur l'usage de celles à courte portée de tir, tel le flashball, qui provoquent parfois de graves blessures. Il faut favoriser les armes défensives à longue distance, préconise l'IGPN, «le flashball est dépassé», a dit un autre responsable, David Chantreux. 

«Nous avons recommandé de ne pas le garder et de le remplacer par un nouveau lanceur de balles plus précis», a déclaré jeudi Marie-France Moneger-Guyomarc'h, directrice de l'IGPN, selon Le Figaro.

Le flashball a été mis en service en 1995 et a parfois provoqué de graves blessures. Son usage a diminué en un an, passant de 662 utilisations à 556.