Immigration: Christian Estrosi appelle à «taper très fort sur les réseaux de passeurs»

POLITIQUE Le député-maire de Nice estime que la proposition de l'Union européenne d'instaurer des quotas, «plutôt que d'aller frapper» ces réseaux est "complètement absurde…  

20 Minutes avec AFP

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Christian Estrosi, le député-maire de Nice, dans sa ville le 22 avril 2015.
Christian Estrosi, le député-maire de Nice, dans sa ville le 22 avril 2015. — Bruno Bébert / Sipa

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a demandé vendredi de «taper très fort sur les réseaux de passeurs», après que la police a procédé cette semaine dans les Alpes-maritimes à plusieurs centaines d'interpellations de migrants, selon la préfecture.

«Depuis le début de l'année, c'est 4.000» migrants illégaux qui ont été repérés, «c'est-à-dire le double de l'année dernière», a déclaré Christian Estrosi sur Europe 1.

«J’ai constitué un contre-pouvoir à l’Etat socialiste»

«Mais Nice n'est pas devenue Calais, j'ai constitué un contre-pouvoir à l'Etat socialiste qui ne joue pas son rôle, j'ai créé une force de dissuasion, avec des caméras, des arrêtés municipaux, ça dissuade de rester, voilà pourquoi nous ne sommes qu'une zone de transit», de «pauvres malheureux» qui «viennent de la Corne de l'Afrique», a dit l'élu local. Sur Twitter, l'élu avait déjà lancé:

Selon le député-maire de Nice,  «aujourd'hui, de manière scandaleuse, le fait d'être en situation irrégulière ne suffit plus à être mis en garde à vue» alors que «c'est déjà un délit». «Donc, il faut taper très fort sur les réseaux de passeurs qui abusent de la misère humaine». La proposition de l'Union européenne d'instaurer des quotas, «plutôt que d'aller frapper» ces réseaux est «complètement absurde». Pour le responsable UMP, «il est grand temps» que l'Europe se tourne «vers une politique de développement de l'Afrique» et «accompagne la croissance, l'emploi» sur ce continent.

Par ailleurs, celui qui est également tête de liste de l'UMP pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, a commenté le nouveau message du chef de Daesh, appelant au «djihad», réitérant ainsi ses propos qui avaient créé la polémique en avril dernier: