Saint-Ouen: Opération policière contre «les vendeurs mais aussi les consommateurs» de drogues

SOCIETE Cette opération, qui a eu lieu mercredi, devrait être suivie par d'autres dans les jours qui viennent, annonce le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve...

20 Minutes avec AFP

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Le 26 fevrier 2015. Illustration police. F.Lodi / Sipa
Le 26 fevrier 2015. Illustration police. F.Lodi / Sipa — SIPA

Viser les vendeurs de drogue, mais également les consommateurs. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce qu'une opération policière a été menée mercredi à Saint-Ouen, après une série de violences liées à la drogue dans cette ville, au cours d'un entretien au Parisien jeudi.

«On ne pas accepter que des habitants des quartiers plus favorisés viennent tranquillement s'approvisionner en produits prohibés, perturbant la vie locale et contribuant à la dégradation de l'ordre et de la tranquillité publique», explique Bernard Cazeneuve qui annonce également, «sans les dévoiler», des «opérations de police» dans les jours qui viennent.

«Mettre fin aux trafics, pour longtemps»

Parmi les nouvelles mesures pour la sécurité des habitants de Saint-Ouen, le ministre de l'Intérieur assure que «près de 50 policiers des compagnies républicaines de sécurité seront présents en permanence sur la ville. Ce dispositif de sécurisation de la voie publique sera dynamique et réactif.» En outre, «douze nouvelles caméras» seront installées qui «permettront la couverture de deux nouveaux périmètres». Le ministre précise que «c'est un projet municipal» que le gouvernement va «contribuer à financer».

«L'ensemble des acteurs, acheteurs, rabatteurs, guetteurs, vendeurs et organisateurs, qui contribuent à la prospérité de ce trafic local, sont visés et feront l'objet systématiquement d'un traitement pénal dissuasif», prévient Bernard Cazeneuve avant de conclure : «je le dis à tous ceux qui profitent de ce système, mon objectif c'est de mettre fin aux trafics, pour longtemps.»

Une centaine d'habitants de tous âges, se sont réunis dimanche à Saint-Ouen, à l'appel d'un collectif de mères de famille pour dire «stop» à la violence, après une série de fusillades dont la dernière fin avril à l'arme automatique a fait trois blessés, des acheteurs présumés. Face à l'urgence de la situation, le maire divers-droite de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), William Delannoy, et le député PS Bruno Le Roux avaient été reçus début mai par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui avait promis des moyens.