VIDEO. Calais: Des migrants tabassés par des CRS

VIOLENCE Ces actes de violence filmés ont entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes, dont une du Défenseur des droits, ce mardi...

R.L.

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Des migrants violentés par des CRS le long de la rocade à Calais
Des migrants violentés par des CRS le long de la rocade à Calais — Capture d'écran

L'association Calais Migrant Solidarity (CMS) a mis en ligne une vidéo sur un site de partage pour dénoncer des actes de violence de CRS contre des migrants, le 5 mai dernier, sur la rocade de Calais. Sur ces images filmées par des membres de l'association, on voit des migrants délogés par des policiers à coups de pied, alors qu'ils se cachaient dans des camions, rapporte Nord Littoral. Puis, ils sont projetés par-dessus la glissière de sécurité, mais aussi aspergés de gaz lacrymogène.

Des «documents envoyés au Défenseur des droits»

«On demande aux collègues d’éloigner rapidement les migrants des camions pour éviter les accidents», a justifié lundi auprès du site Internet Johann Cavallero, délégué régional CRS Alliance [lire encadré ci-dessous]. Pour lui, les CRS en poste «ont fait leur travail, face à la provocation permanente des migrants et des militants».

La Direction générale de la Police nationale (DGPN) a annoncé mardi que son directeur «a saisi dès lundi l'IGPN». «Les circonstances précises de cette intervention seront examinées rapidement, (...) tout manquement avéré aux règles déontologiques sera sanctionné», a-t-elle indiqué.

Le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, a indiqué avoir lui aussi saisi l'IGPN, et statuera à partir de l'enquête de celle-ci, pour ces faits «qui sont susceptibles d'une qualification pénale s'ils étaient démontrés», potentiellement des «violences par agent de la force publique».

Le Défenseur des droits a également indiqué s'être auto-saisi d'une enquête concernant cette vidéo, indépendamment de l'enquête de l'IGPN.

La veille de ces faits, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait passé quelques heures à Calais pour réaliser un état des lieux des installations proposées aux migrants, rappelle Nord Littoral.