La vitesse à 80 km/h expérimentée sur trois tronçons de 81 kilomètres

SECURITE ROUTIERE Trois portions de route sont concernées par la phase de test...

20 Minutes avec AFP

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Un panneau de limitation de vitesse à 80 km/heure sur le boulevard périphérique autour de Paris, le 7 janvier 2014
Un panneau de limitation de vitesse à 80 km/heure sur le boulevard périphérique autour de Paris, le 7 janvier 2014 — Jacques Demarthon AFP

La baisse de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sera expérimentée sur un total de 81 kilomètres sur trois tronçons routiers couvrant quatre départements, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Cette expérimentation visant à réduire le nombre de morts sur les routes est prévue pour une durée de deux ans. Elle avait été annoncée par le ministre il y a près d'un an, le 16 juin 2014.

La mesure devrait sauver 450 vies chaque année...

Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7 (18 km dans la Drôme), la RN 151 (17 km dans la Nièvre et 32 km dans l'Yonne) et la RN 57 (14 km en Haute-Saône).

«Cette expérimentation sera transparente, honnête et rigoureuse», a insisté le ministre de l'Intérieur devant le Conseil national de la sécurité routière (CNSR). «C'est sur cette base que nous pourrons prendre, là où cela sera nécessaire, des décisions qui pourront s'imposer à tous parce qu'elles seront comprises par tous et parce qu'elles résulteront de données tangibles et non de spéculations et de pétitions de principe.»

Mesure impopulaire

Le président du Conseil, Armand Jung, s'est félicité de cette mesure, «l'aboutissement de deux ans de travail». «Il faut l'expérimenter pour savoir où l'on va», ne pas imposer «une mesure générale à l'ensemble des conducteurs» et après être obligé de faire marche arrière, a-t-il déclaré.

Les partisans d'un passage à 80 km/h sur l'ensemble des routes secondaires avaient fustigé le «manque de courage» du ministre pour une mesure «de rupture», certes impopulaire mais qui permettrait, selon eux, de sauver 400 vies par an. D'autres membres s'étaient eux émus que le ministre annonce son choix sans même attendre un débat du CNSR prévu sur le sujet.