Affaire Tarnac: Coupat et 8 personnes pourraient être renvoyés en correctionnelle

JUSTICE Le «groupe de Tarnac» est soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008…

Vincent Vanthighem
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Le "groupe de Tarnac", auquel appartiennent notamment Yildune Levy et Julien Coupat, est soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.
Le "groupe de Tarnac", auquel appartiennent notamment Yildune Levy et Julien Coupat, est soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne. — Thierry Zoccolan afp.com

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de huit militants libertaires, dont Julien Coupat, dans le dossier du groupe de Tarnac sur des sabotages de lignes TGV survenus en 2008.

Si la juge antiterroriste chargée de l'affaire suit ces réquisitions, seuls trois d'entre eux, dont le leader présumé Julien Coupat, seront jugés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on appris ce jeudi.

Ils ont toujours nié

Le «groupe de Tarnac», présenté comme proche de l'ultra-gauche, est soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.

Julien Coupat, 40 ans, et son épouse, Yildune Levy, 31 ans, ont reconnu leur présence cette nuit-là à Dhuisy (Seine-et-Marne) aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est, mais ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur le caténaire.

Une affaire instrumentalisée?

Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV le 8 au matin, et fortement perturbé le trafic. Pour les agents SNCF interrogés par les enquêteurs, cet acte pouvait entraîner des dégâts matériels, sans menacer la sécurité des voyageurs.

Le parquet a requis le renvoi du couple notamment pour dégradations en réunion et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Lors d'un procès, ils encourraient jusqu'à dix ans de prison.

Cette affaire a suscité une vive polémique au cours des six années de procédure, le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, ayant été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste.