VIDEO. La cour d'appel de Paris confirme la validité des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy

JUSTICE L'ancien président de la République reste mis en examen...

Vincent Vanthighem
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Thierry Herzog (d), avocat de Nicolas Sarkozy, et Pierre Haïk (c), avocat de Patrice De Maistre, au palais de justice de Bordeaux avant une audience sur l'affaire Bettencourt, le 6 juin 2013
Thierry Herzog (d), avocat de Nicolas Sarkozy, et Pierre Haïk (c), avocat de Patrice De Maistre, au palais de justice de Bordeaux avant une audience sur l'affaire Bettencourt, le 6 juin 2013 — Jean-Pierre Muller AFP

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a validé, ce jeudi matin, la légitimité des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog, ont annoncé leurs avocats à l'issue de l'audience.



Justice: Une audience cruciale pour Nicolas Sarkozy

C'est une très mauvaise nouvelle pour l'ancien chef de l'Etat qui reste donc mis en examen dans cette affaire de «trafic d'influence». Ils ont annoncé immédiatement leur volonté de se pourvoir en cassation, ce qui suspend l'enquête en cours.

Une enquête sur la financement libyen

A la base de cette enquête en 2013, les juges s'intéressent à un présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Ils décident donc de placer Nicolas Sarkozy sur écoute, sur sa ligne officielle et sur une ligne ouverte sous un nom d’emprunt, Paul Bismuth. Des conversations interceptées entre l’ancien chef de l’Etat et son avocat, Thierry Herzog, conduisent à l’ouverture d’une information judiciaire.

C'est en écoutant l'ancien chef de l'Etat que les juges se rendent compte qu'il tente d'obtenir des informations confidentielles sur le dossier Bettencourt auprès d’un magistrat, en échange d'un poste à Monaco. L'ancien chef de l'État n’a pas obtenu de renseignements et le juge n’a pas été promu mais Nicolas Sarkozy a été mis en examen en juillet 2014 pour «corruption active» (un délit passible de dix ans de prison), «trafic d'influence actif» et «recel de violation du secret professionnel».