La mère de Vincent Lambert réclame «un minimum d’humanité» à François Hollande

FIN DE VIE Viviane Lambert estime que son fils, en état de conscience minimale depuis un accident de moto, bénéficie de meilleurs soins…

Vincent Vantighem

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Reims, le 16 octobre 2014. Viviane Lambert se bat pour que son fils, Vincent, soit maintenu en vie.
Reims, le 16 octobre 2014. Viviane Lambert se bat pour que son fils, Vincent, soit maintenu en vie. — V. VANTIGHEM / 20 MINUTES

Elle a prévu de rendre visite, mercredi, au Président de la république à l’Elysée pour lui remettre son livre. Viviane Lambert a écrit à François Hollande pour lui réclamer «un minimum d’humanité» dans le traitement de son fils, en état de conscience minimale depuis un accident de moto.

A relire: Notre interview de Viviane Lambert

Au cœur d’un imbroglio judiciaire et médiatique, Vincent Lambert est suspendu à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci qui a examiné le dossier le 7 janvier doit trancher entre la volonté des parents du jeune homme qui estiment qu’il peut bénéficier de soins et son épouse et plusieurs de ses frères et sœurs qui veulent le «laisser partir».

«On lui refuse les soins de base»

«La vie de mon fils est devenue une affaire judiciaire et médiatique qui a tout suspendu, mais on ne suspend pas, monsieur le président, un minimum d'humanité», écrit Viviane Lambert dans sa lettre envoyée le 22 avril dernier et qu'elle a rendue publique lundi.

Dans la lettre, elle affirme que depuis novembre 2012, son fils «est emprisonné derrière une porte de chambre d'hôpital fermée à clé» au CHU de Reims et qu'on lui «refuse les soins de base, et notamment les séances de kiné et un fauteuil adapté pour lui permettre de sortir de son lit».

Ses parents pensent qu’il peut avoir une vie plaisante

Victime d'un grave accident de la route en 2008, Vincent Lambert souffre de lésions cérébrales irréversibles et son état n'a cessé de se dégrader. Il est dans un coma dit pauci-relationnel. Son épouse estime qu’il faut désormais le laisser mourir.

De leur côté, les parents du jeune homme pensent qu’il peut toujours avoir une vie plaisante et ont plaidé auprès de la CEDH le fait qu’il était mal soigné à l’heure actuelle. Ils ont même présenté la lettre d’un centre spécialisé dans l’Est de la France qui serait prêt à l’accueillir.