Trappes rend hommage à la mémoire de Moussa

DRAME L'adolescent de 14 ans a été abattu le 1er mai par une rafale d'arme automatique...

20 Minutes avec AFP

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Un homme porte un tee-shirt en hommahe à Moussa, abattu à Trappes, le 1er mai 2015
Un homme porte un tee-shirt en hommahe à Moussa, abattu à Trappes, le 1er mai 2015 — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

A Trappes, on se souvient. De Moussa et de ses parties de foot avec les copains, de «son sourire charmeur» pour désarmer ses professeurs et de «ses blagues» pour remonter le moral.  Plusieurs centaines d'habitants de Trappes ont rendu hommage samedi au jeune garçon de 14 ans, tué la veille dans une fusillade.

Un adolescent qui faisait l'unanimité

«Petit Soldat Moussa, 01.05.2015». Au dos de son tee-shirt, une camarade de Moussa, abattu vendredi d'une balle dans l'abdomen, voulait rappeler que son ami était un «courageux, toujours là pour aider ses amis dès qu'ils avaient des ennuis».

Haut comme trois pommes mais «très fort mentalement», ajoute une autre camarade, qui le voit encore «faire des blagues pour remonter le moral des autres». Un altruisme qui l'a conduit à siéger au conseil municipal des jeunes de la commune, bien loin des services de police dont il était «totalement inconnu», indique le parquet de Versailles.

Plus loin, ceux de «la bande de Cocteau», du nom de l'école primaire, se serrent les coudes sous leurs parapluies. Les anciennes institutrices de Moussa se souviennent de «son sourire qu'on n'oublie pas», et qui les désarmait tant. «On ne pouvait pas se mettre en colère contre lui», glisse l'une d'elles, qui décrit «un très bel élève, sociable, serviable, charmeur».

Les célébrités lui rendent hommage

La veille du drame, Moussa était revenu d'un séjour en Auvergne organisé par son collège pour réviser le brevet pendant ses vacances. «Sa maman, c'était tout pour lui, il travaillait beaucoup pour qu'elle soit fière», raconte une amie.

Dans le quartier Albert-Camus, Moussa était facilement repérable: toujours à taper la balle pour un foot avec les copains. «On s'était donné rendez-vous pour jouer ensemble vendredi. Il est mort avant de nous rejoindre», soupire, le visage fermé, l'un de ses amis. Sur Twitter, le hashtag #RIPMoussa était encore l'un des sujets les plus partagés samedi. Parmi les messages de soutien, les «prières» adressées par l'humoriste Omar Sy, passé par le même collège que l'adolescent.

L'humoriste et comédien, Jamel Debbouze a aussi tenu à rendre hommage à la mémoire du jeune garçon

Les suspects toujours en fuite

Samedi, les «deux suspects», qui avaient pris la fuite à bord d'une Renault Clio noire, «volée il y a un mois en Seine-Saint-Denis», avant de l'abandonner et de l'incendier quelques kilomètres plus loin, n'avaient toujours pas été identifiés, a indiqué à l'AFP le parquet de Versailles.

Selon un témoin entendu par les enquêteurs, «le tireur est descendu de voiture avant de tirer en rafale», vraisemblablement à «l'arme automatique» de calibre 9 mm. L'hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d'une vengeance nourrie par «des rivalités de quartiers, Léo-Lagrange et Albert-Camus», explique le parquet. «Il y a trois semaines, un homme de l'une de ces deux bandes a été blessé au pied par balle», ajoute cette source.