VIDEO. Rennes: Sa maison squattée, une octogénaire se retrouve à la rue

JUSTICE Depuis la loi du 5 mars 2007, tout propriétaire doit porter plainte moins de 48 heures après l’arrivée de squatteurs...

20 Minutes avec agence

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La maison de Maryvonne  rue de Châtillon à Rennes, squattée légalement depuis 18 mois.
La maison de Maryvonne rue de Châtillon à Rennes, squattée légalement depuis 18 mois. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

«Comment vais-je retrouver ma maison?». C'est la question que se pose Maryvonne, 83 ans, à la rue depuis 18 mois. L'octogénaire ne peut plus rentrer chez elle car des squatteurs occupent son pavillon, rue de Châtillon, à Rennes, rapporte Ouest-France

Maryvonne vivait depuis une quinzaine d'années chez son conjoint. Le couple partageait son temps entre le domicile de son compagnon, à Saint-Domineuc, à 30 kilomètres de Rennes, et la maison rennaise. A la mort de son compagnon le mois dernier, la vieille dame a dû, à la demande des héritiers de son ex-conjoint, regagner son domicile.

«Il y a la faucille et le marteau et ça sent le cannabis»

Ce dernier était alors méconnaissable: «Sur la porte d'entrée, il y a la faucille et le marteau et ça sent le cannabis», rapporte-t-elle au micro d'Europe1. Et «il y a de la lumière nuit et jour.» Une quinzaine d'occupants ont pris possession de l'habitation. 

Des squatteurs qui ont changé les serrures, installé des barbelés au pied des murs du jardin, planté des tessons de bouteille sur un muret. Impossible de rentrer dans le pavillon car «ça aurait été une violation de domicile nous a dit la police», explique le fils de Maryvonne.

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Un combat de longue haleine

Car si le propriétaire n'a entrepris aucune démarche avant 48 heures, les squatteurs peuvent invoquer une loi sur le domicile entrée en vigueur le 5 mars 2007. Bien au courant, les occupants ont affiché le texte sur la porte d'entrée, ceux-ci se targuent alors d'être «chez eux».

L'octogénaire qui a décidé de saisir la justice pour déloger les intrus entame un combat de longue haleine. Il devrait falloir des semaines de procédure avant d’expulser la quinzaine d’occupants que la loi protège, estime encore Ouest-France. En attendant, Maryvonne, qui se considère comme «SDF», «ne mange plus».