«Jupe trop longue»: Vallaud-Belkacem salue le «discernement» du collège

EDUCATION Pour la ministre de l'Education, l'établissement a fait preuve de discernement...

W.M. avec AFP

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La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem devant l'Elysée le 10 avril 2015.
La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem devant l'Elysée le 10 avril 2015. — AFP

La direction d'un collège de Charleville-Mézières (Ardennes) a fait preuve de «discernement», selon la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. «Aucune élève ne peut et n'a d'ailleurs été exclue en raison de la longueur ou de la couleur de sa jupe», a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur RTL jeudi. «Ce qui s'est réellement passé [...], c'est que l'équipe pédagogique a fait preuve de discernement pour juger du caractère prosélyte, ou pas, non pas de la tenue mais de l'attitude de l'élève».

«En l'occurence, il a été jugé qu'il y avait du prosélytisme de la part de l'élève. Ca n'a pas été une exclusion qui a été prononcée mais un dialogue qui a été ouvert avec la famille. Et je note que sa mère s'est exprimée pour demander que les choses s'apaisent», a-t-elle ajouté.

Ciotti d'accord avec la ministre...

Eric Ciotti a apporté jeudi son «soutien» à «la principale» du collège de Charleville-Mézières (Ardennes), où une jeune fille a été interdite de cours car elle portait une longue jupe noire considérée comme un signe religieux ostentatoire.

«Ne soyons pas hypocrites, la question n'est pas celle de la longueur de la jupe, la question c'est d'imposer un signe religieux, une appartenance religieuse qui relève de l'intime, de l'individiduel à la collectivité», a déclaré le député et secrétaire général adjoint de l'UMP sur RMC et BFMTV.

... et Solère pas d'accord avec Ciotti

A l'inverse, interrogé sur iTELE, le député (UMP) des Hauts-de-Seine Thierry Solère, proche de Bruno Le Maire, a pour sa part estimé que «le combat pour la laïcité en France ne pass(ait) pas par la taille de la jupe».

«Je ne suis pas choqué par une jeune fille qui a une jupe de cette taille-là.» «Les religions se soumettent à la République en France, ce n'est pas la République qui se soumet aux religions» a estimé le député UMP des Hauts-de-Seine.