Antiterrorisme: Le numéro vert anti-djihad a permis de signaler 1.864 cas de radicalisation en un an

JIHAD Des moqueries avaient entouré le lancement de ce centre d’appel. Pourtant, le bilan dressé au bout d’un an est plutôt positif...

F.P.

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Bernard Cazeneuve à l'Elysée le 22 avril 2015.
Bernard Cazeneuve à l'Elysée le 22 avril 2015. — CHAMUSSY/SIPA

Près de 2.000 personnes signalées en un an…C’est l’heure du  bilan pour le numéro vert anti-djihad lancé il y a tout juste un an par Bernard Cazeneuve pour endiguer le flux des départs de jeunes Français pour l’Irak et la Syrie.

Au total, sur les 1.864 personnes signalées pour leur radicalisation, un quart sont des mineurs, 43% sont des femmes et 55% sont des convertis. Ce centre d’appel a ainsi enregistré la moitié de la totalité des cas signalés aux autorités, précise Le Figaro qui dresse ce bilan. Et ces appels ont aussi permis de constater 231 départs vers l’étranger.

«Un bilan très positif»

Dans les colonnes du quotidien, le préfet Pierre N’Gahane, secrétaire général du Comité interministériel de la prévention de la délinquance, parle d’un «bilan très positif». «La France s’est enfin dotée d’un processus de prévention, qui détecte en amont, dès les signaux faibles de radicalisation», explique-t-il.

Une fois signalés, les «cas» sont soumis à un processus de déradicalisation, précise Le Figaro. 270 familles et 460 jeunes sont ainsi suivis par des structures administratives ou des éducateurs.