Manuel Valls: «Défendre Atlaoui, c'est rappeler la ferme opposition de la France à la peine de mort»

POLITIQUE La diplomatie française va tenter de sauver le Français...  

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre Manuel Valls, le 17 avril 2015 lors de son déplacement à Créteil, dans la banlieue parisienne
Le Premier ministre Manuel Valls, le 17 avril 2015 lors de son déplacement à Créteil, dans la banlieue parisienne — PATRICK KOVARIK AFP

Après François Hollande mardi, Manuel Valls s'est engagé mercredi dans la défense de Serge Atlaoui, le Français condamné à mort en Indonésie. Sur Twitter, le chef de gouvernement a jugé que «défendre» Serge Atlaoui, c'était «rappeler la ferme opposition de la France à la peine de mort».

Laurent Fabius, son ministre des Affaires étrangères, a déclaré mardi que la France continuait «à espérer un geste de clémence» de l'Indonésie pour Serge Atlaoui, accusé de trafic de drogue.

Cet artisan soudeur de 51 ans, originaire de la région de Metz et père de quatre enfants, risque d'être fusillé dans les prochaines semaines et pourrait être le premier Français à être exécuté depuis près de 40 ans. Il est incarcéré depuis dix ans en Indonésie mais a toujours clamé son innocence, affirmant qu'il n'avait fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, qui abritait en réalité une fabrique clandestine d'ectasy.

Lire l'interview de l'avocat de Serge Atlaoui

Son épouse «anéantie»

Lundi, sa famille a imploré François Hollande et l'Union européenne de «mettre tout en oeuvre » pour le sauver et appelé à une « mobilisation citoyenne» en France.

Se disant «anéantie», l'épouse du condamné, Sabine, a elle aussi lancé un appel aux autorités françaises. «Je relance un appel très fort à ce que la France intervienne, que le gouvernement français soit là», a-t-elle dit sur RTL. Elle a par ailleurs confirmé, ce mercredi matin sur BFM, qu'elle lui avait annoncé la terrible nouvelle elle-même ce mercredi matin.

«Nous menons un combat pour un homme mais nous menons aussi un combat pour un principe, contre la peine de mort, et je constate que les Français sont très majoritairement convaincus, en l'espèce, de l'horreur de cette sanction», a pour sa part déclaré mercredi Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, sur RMC et BFMTV.«L'action diplomatique de la France est très intense depuis des semaines et des mois, » a-t-il ajouté, tout en appelant au « respect de la souveraineté» de l'Indonésie.