Meurtre de Chloé à Calais: Valls dénonce des propos «abjects» de l'opposition

FAITS DIVERS Jeudi, plusieurs personnalités politiques ont critiqué la politique pénale du gouvernement...

20 Minutes avec AFP
— 
La marche blanche en hommage à Chloé, le 16/04/2015
à Calais. Credit:Sarah ALCALAY/SIPA/1504162002
La marche blanche en hommage à Chloé, le 16/04/2015 à Calais. Credit:Sarah ALCALAY/SIPA/1504162002 — SIPA

Manuel Valls a dénoncé vendredi les propos «abjects» de l'opposition fustigeant «la politique de désarmement pénal de Taubira» après le meurtre de la petite «Chloé», et a appelé tous les responsables politiques à la «dignité».

«Après le drame de Calais, l'enlèvement et l'assassinat d'une petite fille, il y a une seule politique à avoir quand on est un responsable public, c'est la dignité», a déclaré le Premier ministre, interrogé lors d'une conférence de presse à Créteil, où il annonçait un plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

«Abaisser à ce point le débat, profiter de ce crime abominable, effroyable, abject pour s'en prendre à la politique pénale du gouvernement qui n'a rien à voir avec ce qui s'est passé, et pour s'en prendre de nouveau à la garde des Sceaux, c'est insupportable», a dénoncé Manuel Valls.

«On casse l'esprit du 11 janvier» selon Valls

Manuel Valls a réaffirmé son «soutien» à la ministre de la Justice. «Nous ne laisserons pas s'installer un tel débat », a-t-il affirmé. «La détermination dont nous faisons preuve, cette détermination est la meilleure réponse à ces propos eux aussi abjects».

Jeudi, plusieurs personnalités politiques, dont le secrétaire général de l'UMP, Laurent Wauquiez ont critiqué la politique pénale du gouvernement.

Le drame de Calais confirme la politique de désarmement pénal de @ChTaubira et une Europe trop faible devant la justice
— laurent wauquiez (@laurentwauquiez) April 16, 2015



«Aucun d'entre nous ne peut se mettre à la place (de la famille)», a souligné Manuel Valls. «Nous devons toute la vérité à cette famille, ce sera le sens de l'enquête qui sera conduite sous l'autorité du parquet», a-t-il ajouté. «Je dis attention à l'opposition. Quand on casse l'esprit du 11 janvier, quand on veut polémiquer sur tous les sujets et utiliser un drame pareil, ils ne rendent pas service à la France», a-t-il averti.