Meurtre de Chloé: Le suspect diagnostiqué psychopathe dès 2009

FAITS DIVERS Un expert psychiatre qui a examiné le polonais en 2009, avait conclu à sa dangerosité potentielle...

D.B.
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La photo de Chloé portée par une habitante de Calais, le 16 avril 2015 lors de la marche en hommage à la petite fille tuée mercredi. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
La photo de Chloé portée par une habitante de Calais, le 16 avril 2015 lors de la marche en hommage à la petite fille tuée mercredi. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN — AFP

Des détails qui font froid dans le dos. On en sait un peu plus sur la personnalité du suspect polonais ayant avoué le viol et le meurtre mercredi de Chloé à Calais. La Voix du Nord dévoile vendredi les conclusions d'un expert psychiatre qui a analysé son profil en 2009 alors que l'homme était détenu après son interpellation pour une série d'agressions à Calais. Il l'avait décrit  comme «intolérant à la frustration, immature et en manque d’estime de lui-même, alcoolique chronique, connaissant toutefois les interdits». 

Interrogé aussi par le Parisien, l'expert judiciaire explique qu'il l'avait alors qualifié de psychopathe. «D'emblée, il m'est apparu particulièrement impulsif. On ressentait une vraie violence en lui, et une absence totale de culpabilité», confie le psychiatre. «On sentait une réelle menace de passage à l'acte, et il semble l'avoir confirmé de la pire des manières», déplore-t-il.

Des problèmes d'alcool

A propos des agressions violentes qu'il a commises au domicile de plusieurs Calaisiens en 2003 et 2009,  le Polonais se justifiait avec légèreté auprès de l'expert: «J'ai trop bu et je n’ai pas réfléchi, j'avais besoin d'argent... J'ai fait des bêtises». Reconnaissant son alcoolisme, le suspect dans l'affaire Chloé disait à l'expert: «Quand j'y touche, je peux pas réfléchir, alors je fais ça. Je vais arrêter». 

A la fin de son rapport en 2009, l'expert psychiatre avait anticipé la probable dérive de ce criminel: «Une récidive est fort probable avec un potentiel de violence non négligeable, le pronostic d'une réadaptation reste très aléatoire voire illusoire». L'Histoire lui a donné raison.