VIDEO. Castres: Un suspect, arrêté dans l'affaire des tombes profanées, hospitalisé en psychiatrie

FAITS DIVERS L'homme, incapable de s'exprimer, serait le seul responsable des dégradations des tombes...

O.G. avec AFP
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Les tombes profanées au cimetière de the Saint-Roch à Castres le 15 avril 2015.
Les tombes profanées au cimetière de the Saint-Roch à Castres le 15 avril 2015. — AFP

Un suspect, placé en garde à vue jeudi à la mi-journée à Castres (Tarn) dans l'enquête sur la profanation de plus de 200 tombes du cimetière Saint-Roch de la ville, a été hospitalisé d'office dans l'après-midi, a-t-on appris de source judiciaire.

«La garde à vue a été levée, le suspect, âgé de 21 ans, étant dans un état délirant inaccessible à la communication, et il a été hospitalisé d'office», a indiqué la vice-procureure Charlotte Beluet à l'AFP.

«Pas de revendication religieuse»

Le jeune homme de 21 ans, habitant Graulhet (Tarn), «répète en boucle des prières musulmanes», mais selon elle il «n'y pas de revendication religieuse». «L'homme est dans un état délirant, il bave et est inaccessible à la communication: son état a été déclaré incompatible avec une garde à vue» en raison de ses troubles psychiatriques, a-t-elle ajouté. «On poursuivra des investigations pour mesurer son degré de responsabilité et savoir si à un moment il est audible ou non», a-t-elle ajouté.

Un seul auteur des dégradations

L'ampleur des dégâts commis mercredi lors de la pause déjeuner des gardiens du cimetière avait conduit à s'interroger sur le nombre des vandales à l'oeuvre. Selon la magistrate, cet homme «était seul» lors des faits. La nature des dégradations est compatible avec l'action d'un seul homme, a-t-elle estimé, en précisant: «On n'est pas sur des tombeaux ouverts, ce sont des croix décrochées, jetées par terre.»

Le ministre a visité le site


Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, venu dans le Tarn pour rendre hommage à un policier tué par un chauffard il y a une semaine, a visité le cimetière profané et a insisté sur le «respect des croyances et des opinions des uns par rapport aux autres».

Hollande a condamné ces profanations

Après la révélation de cet acte de vandalisme, commis mercredi après-midi dans l'immense cimetière Saint-Roch, le président François Hollande a condamné «avec la plus grande fermeté» la profanation de « plusieurs dizaines de tombes chrétiennes».