Calculatrices programmables: Comment les fabricants profitent de l’interdiction

CONSOMMATION Certaines marques ont déjà présenté de nouveaux modèles qui, eux, seront autorisés...  

D.B.
— 
Une salle d'examen.
Une salle d'examen. — Frédérick Florin AFP

Une bonne nouvelle pour le marché des calculatrices, mais moins pour les parents. Le ministère de l'Education nationale a annoncé début avril que les calculatrices programmables seraient bannies à partir de la session 2018 du baccalauréat, afin de lutter contre la triche. Mais il a précisé qu'il accepterait les calculatrices de collège ou les modèles plus perfectionnés intégrant une fonction «examen» bloquant l'accès à la mémoire de l'appareil sur la demande du professeur ou de l’examinateur.

Un bon plan pour les fabricants, qui ont déjà planché sur de nouveaux modèles qu'ils proposeront aux familles. Selon le site Lsa, Casio a présenté ses nouveaux modèles de calculatrices graphiques. Celles-ci contiennent bien cette fameuse touche pour désactiver la mémoire de la machine. Et le candidat ne pourra pas l'actionner à nouveau pendant les épreuves car pour le faire, il faudra être connecté à un ordinateur ou à une autre calculatrice via un câble.

De nouveaux achats pour les familles

La marque Texas n'est pas en reste et vient de rendre publique sa nouvelle offre de calculatrices graphiques proposant la touche anti-triche.

Pour les parents qui craignent que ces nouvelles règles alourdissent encore la facture des fournitures de la rentrée, les marques assurent que cette fonction «examen» ne serait pas l'apanage des modèles sophistiqués. Il n'empêche qu'il ne sera plus possible pour les élèves de se servir de la calculatrice de leurs aînés...