Pollution: A quoi sont dues les particules fines en Ile-de-France?

ENVIRONNEMENT Un pic de pollution est attendu ce jeudi pour la deuxième journée consécutive…

F.V.

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Illustration de la pollution sur Paris, le 19 mars 2015.
Illustration de la pollution sur Paris, le 19 mars 2015. — HOUPLINE RENARD/SIPA

Le pic de pollution se poursuit. Selon les prévisions d’Airparif, les seuils de pollution aux particules fines en Ile-de-France ce jeudi devraient être compris «entre 50 et 60 microgrammes par mètre cube (...) soit une légère augmentation» par rapport à mercredi.

Très nocives pour la santé, les particules, ou poussières en suspension (PM), sont des éléments solides qui se retrouvent dans l’air ambiant. Il en existe de deux sortes : les PM10 (d’un diamètre inférieur à 10 micromètres, elles sont retenues au niveau du nez et des voies aériennes supérieures), et les PM2,5 (plus fines avec un diamètre inférieur à 2.5 micromètres, elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire jusqu’aux alvéoles pulmonaires, et sont donc plus dangereuses). Les PM10 indiquent la qualité de l'air et font l'objet d'une surveillance quotidienne.

D’où viennent ces particules fines en Ile-de-France? Les sources sont nombreuses et ont des propriétés variées. Voici toutefois les trois principales :

Le trafic routier. C’est l’un des premiers émetteurs en région francilienne, à 28%. Les voitures à moteur diesel sont responsables à 94% des émissions de particules fines, estime Airparif.

Le secteur résidentiel et tertiaire. Ce secteur comprend notamment le chauffage domestique et des entreprises. Il contribue à hauteur de 26 % aux particules PM10 émises en Ile-de-France, et à 39 % des particules fines PM2,5.

L’industrie. L’agriculture émet des particules à 18%, à égalité avec les chantiers et les carrières.

Les émissions de PM10 en Ile-de-France ont diminué de 48 % entre 2000 et 2012, précise Airparif.

Pollution locale

En mars 2014, des particules fines polluant l’Ile-de-France venaient notamment d’Allemagne. Cette fois, comme il n’y a pas de vent, les sources sont locales. Mais cela pourrait changer. «En mars 2014, la source du pic de pollution était locale au départ. Des polluants venant de l’extérieur de l’Ile-de-France, notamment d’Allemagne, s’y sont ensuite ajoutés à cause du vent. Quand les deux sont jumelés, les niveaux sont les plus forts», prévient Fabrice Dugay, ingénieur-prévisionniste à Airparif.

Le pic de pollution devrait se poursuivre vendredi. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a appelé le gouvernement «à prendre sans délais les mesures qui s’imposent». A Paris, outre le stationnement résidentiel gratuit, les dispositifs de gratuité de Vélib’ et Autolib’ seront mis en place vendredi.