«Stop à l'austérité»: Des milliers de manifestants ce jeudi matin en région

GREVE Les syndicats misent beaucoup sur la manifestation parisienne partie à 13h de la place d’Italie. Mais en région aussi, les manifestants se sont faits entendre ce jeudi matin…

20 Minutes avec AFP
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Strasbourg le 9 avril 2015. Manifestation interprofessionnelle dans les rues de Strasbourg.
Strasbourg le 9 avril 2015. Manifestation interprofessionnelle dans les rues de Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes

Un long cortège, noyé dans une marée de drapeaux rouge de la CGT: des dizaines de milliers de personnes défilaient jeudi à Paris lors d'une manifestation «anti-austérité» dont les syndicats entendent faire une démonstration de force. La manifestation est partie à 13h de la place de l'Italie en direction des Invalides

«Le mot d'ordre, c'est "Contre l'austérité et pour des politiques alternatives à celle du gouvernement et du Medef: revalorisation des salaires, réduction du temps de travail, tout ce qui fait en sorte qu'on puisse développer l'emploi"», a expliqué à l'AFP le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui emmenait le cortège avec son homologue de FO, Jean-Claude Mailly.

Avec ce défilé national à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, FSU, Solidaires - assorti d'appels à la grève dans plusieurs centaines d'entreprises publiques et privées, la CGT entend aussi afficher une image de force et d'unité, après la crise sans précédent qui a abouti à la démission de son ex-numéro un, Thierry Lepaon. La centrale avait affrété plus de 250 cars pour acheminer ses militants.

Près d'un quart (24%) des enseignants des écoles maternelles et élémentaires avaient cessé le travail jeudi dans le cadre de cet appel à la mobilisation, un taux qui grimpe à 50% à Paris et en Seine-Saint-Denis, selon les estimations du SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles.

Les régions en avant-première ce jeudi matin

Dans la matinée, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés en régions, où plus de 80 défilés étaient programmés. Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Marseille (7.000 selon la police), Bordeaux (10.000 manifestants selon la CGT, 4.700 selon la police), Lyon (7.000, selon les organisateurs, 4.200 selon la police), Toulouse (8.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police), Nantes (3.000 selon la police), Rouen (5.000 selon les organisateurs, 2.800 selon la police), Tours (2.000 selon les organisateurs, 1.500 selon la police), Rennes (2.200 selon la préfecture) ou encore Nice (1.500 selon la police). Ils étaient environ 500 dans les rues de Strasbourg, selon un photographe de l'AFP, où ils avaient déployé des banderoles proclamant «non à la loi Macron» ou «guerre au capital».

«De la responsabilité des syndicats, à un moment, de dire stop»

Jean-Claude Mailly s'est dit auprès de l'AFP «optimiste» sur le niveau de la mobilisation, qui intervient une dizaine de jours après les élections départementales marquées par la défaite du PS et l'enracinement du FN. Pour Philippe Martinez, les salariés ont « sanctionné la gauche ». En cause, selon le leader de la CGT, « l'austérité dont le résultat est le chômage et la montée de la xénophobie ».

Et, selon le leader de FO, interrogé dans Le Figaro, il est «de la responsabilité» d'un syndicat «à un moment de dire stop» à «la logique d'austérité, dont les dégâts sociaux, économiques et démocratiques sont considérables».