Salles de shoot: «Ne plus retrouver des aiguilles dans le métro» vs «aide à la défonce», l’avis des internautes

VOUS COMMENTEZ Alors que le texte vient d'être voté, les salles de shoot font toujours débat parmi les internautes de «20 Minutes»...

C.L.

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Une «salle de shoot» en Allemagne
Une «salle de shoot» en Allemagne — AFP

Après des tests concluants en 2014, l'expérimentation à grande échelle des salles de consommation de drogue est désormais actée. Voté le 7 avril par les députés, le texte fait encore polémique.

Entre des messages, traduisant incompréhension et indignation et commentaires pédagogues persuadés du bienfait de lieux d'accueil des toxicomanes, comment réagissent les internautes de 20 Minutes? Tour d'horizon de leurs nombreuses réactions, glanées sur 20minutes.fr, sur notre page Facebook et via Twitter.

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Ils approuvent: «Ça reviendra moins cher à la sécurité sociale que de laisser les gens se droguer n'importe où»
 

«Les salles de shoot sont nécessaires, estime Peggy, sur notre page Facebook,  cela évitera la propagation des maladies avec des seringues déjà usagées.» «Ouvrir un endroit propice», comme le nomme Charlotte pourrait limiter aussi les risques de «retrouver des aiguilles dans le métro, les parcs destinés aux enfants». Ces salles, certains internautes les voient comme des espaces «essentiellement réservés au SDF». Ces salles seront en effet destinées aux personnes précarisées, qui se droguent dans la rue dans des conditions d'hygiène précaires. Outre le fait d'éloigner les nuisances, «les agressions qu'ils peuvent commettre pour obtenir leur drogue», note Marius dans les commentaires, ces espaces permettraient un suivi. «Le personnel pourra proposer des cures de désintoxication, pense Peggy, ça reviendra moins cher à la sécu que de laisser les gens se droguer n'importe où». «Je préfère qu'ils soient pris en charge dans ces salles, complète Marius, et progressivement remis dans le droit chemin: ça c'est de la morale, de la charité.»

Ils désapprouvent: «Je n'aimerais pas habiter avec mes enfants près de ces salles de défonce»

 

Du côté des internautes en colère, l'incompréhension règne. «Ils interdisent les fontaines à sodas et ils ouvrent des salles de shoot, s'étonne Angélique, ce gouvernement est monté à l'envers». Pire, les comparaisons fusent. «On va créer des salles de shoot alors que l'on est pas capable de créer des lieux pour accueillir les sans abris», pointe par exemple Patrick.

 

Là où Bernardette n'hésite pas à confier sa crainte de «vivre avec [ses] enfants près de ces salles de défonce», Maude va jusqu'à dire que la place des toxicomanes est «en prison ou en stage de désintoxication forcée.» Sa principale crainte, «l'assistance» qui pourrait tourner à «l'incitation» pour les autres. «Le respect, c'est de les soigner pour qu'ils s'en sortent, nous dit Laure, pas de les aider à se défoncer.»