Contrôle aérien en grève: Des retards et 40% des vols annulés

TRANSPORT Le trafic est fortement perturbé...

20 Minutes avec AFP

— 

Un Boeing 737-800 de Transavia à l'aéroport de Paris-Orly, le 26 janvier 2015
Un Boeing 737-800 de Transavia à l'aéroport de Paris-Orly, le 26 janvier 2015 — Kenzo Tribouillard AFP

La grève de deux jours lancée par le premier syndicat des contrôleurs aériens perturbait mercredi fortement le trafic, la DGAC ayant demandé aux compagnies d'annuler en amont 40% des vols, et pour les vols assurés, des retards sont à craindre.

Le SNCTA, premier syndicat (49,8% aux dernières élections) parmi les 4.000 contrôleurs aériens, a appelé les aiguilleurs du ciel à des arrêts de travail du 8 au 9 avril, du 16 au 18 avril et du 29 avril au 2 mai. Il réclame des négociations sociales spécifiques à la profession. Notamment sur l'organisation du travail et le recul de 57 à 59 ans de l'âge limite de départ à la retraite des contrôleurs aériens.

«Des retards qui pourraient s'accumuler et devenir plus importants»

Dans les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy, les perturbations étaient «conformes aux prévisions» de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), a précisé peu avant 8h une source aéroportuaire, évoquant uniquement «des annulations de vol programmées», aucune annulation de dernière minute dite «à chaud».

De «légers retards» étaient signalés à Orly et Roissy. «La situation va sans doute évoluer» en cours de journée, avec «des retards qui pourraient s'accumuler et devenir plus importants», a-t-on commenté de même source. Selon une seconde source aéroportuaire, la situation était calme dans les terminaux parisiens, les passagers ayant été prévenus à l'avance des annulations de vol. «Les compagnies ont fait le nécessaire. Pour le moment, il n'y a pas de difficultés».

A Lyon Saint-Exupéry, deuxième aéroport de province, où 32% des vols sont annulés, les vols assurés partent avec 1h30 de retard, selon un porte-parole. Les passagers de l'aéroport de Toulouse-Blagnac devaient eux faire face à plus de la moitié des vols annulés (53%). Et la situation était pire encore à Montpellier, où seulement 22% du trafic devait être assuré, selon l'aéroport.

Les contrôleurs aériens sont assujettis au service minimum

Pour limiter les désordres, la DGAC a demandé mardi aux compagnies aériennes de supprimer 40% de leurs vols mercredi. Assujettis au service minimum, les contrôleurs aériens peuvent être réquisitionnés pour permettre d'assurer au minimum 50% du trafic.

Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a dit regretter que le syndicat «ait choisi la grève alors même que le dialogue social est déjà engagé» avec les syndicats de contrôleurs. Une première réunion est prévue le 13 avril pour discuter sur le «cadre et la méthode d'une négociation sociale, adaptée aux métiers du contrôle aérien», a-t-il précisé. Pour la journée de jeudi, la DGAC communiquera mercredi en fin de matinée ses recommandations.