Attaques terroristes de Paris: «Je me souviendrai toujours du cri de l'agent de police»

TEMOIGNAGE La jeune femme qui a eu un accident de voiture le 8 janvier à Montrouge a témoigné sur BFMTV...

C.B.

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Clarissa Jean-Philippe, la policière assassinée dans le sud de Paris, le 8 janvier 2015
Clarissa Jean-Philippe, la policière assassinée dans le sud de Paris, le 8 janvier 2015 — REX/REX/SIPA

Elle s’appelle Anne et c’est elle qui a eu un accident de voiture, le jeudi 8 janvier au matin, à Montrouge (Hauts-de-Seine). Trois mois après les faits, elle revient pour BFMTV sur le déroulé de cette matinée, sur cet accident sur lequel sont d'abord intervenus deux agents de police, un homme et une jeune femme, Clarissa Jean-Philippe, 26 ans. Anne explique qu'elle était un peu choquée et que Clarissa a tenté de la rassurer.

«Elle m’a dit que tout le monde allait bien et que c’était là l’essentiel», raconte Anne sur BFMTV. Mais «quelques minutes après, l’essentiel n’était plus là». Anne reconnaît le bruit d’une arme à feu et finit par se cacher.

«Si je n’avais pas eu mon accident, Clarissa serait en vie»

Elle apprendra, comme les autres témoins et l’équipier de Clarissa, la mort de cette dernière à l’hôpital. «Je me souviendrai toujours du cri de l’agent de police», explique la jeune femme qui ajoute: «Si je n’avais pas eu mon accident, Clarissa serait en vie.»

Anne, qui n’a pas pu reprendre tout de suite le travail à la suite de cette attaque, raconte qu’une semaine après les faits, la police l’a rappelée pour lui dire que «cet homme [Amedy Coulibaly] était armé, qu’il y avait une école juive juste à côté, que mon accident a perturbé ses plans et qu’à défaut de tuer des enfants juifs, il a tué une policière».

Anne, qui a envoyé des fleurs à la famille de Clarissa à l’occasion de ses obsèques, assure qu’elle pensera toujours à la policière et à ses proches.