Avalanche dans le massif des Ecrins: Les deux guides autrichiens étaient bien titulaires d’un brevet d’Etat

AVALANCHE Ils menaient un groupe de touristes parmi lesquels trois sont morts emportés par une avalanche ce mercredi…

A.Ch. avec AFP

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Saint-Disdier, dans les Hautes-Alpes.
Saint-Disdier, dans les Hautes-Alpes. — Google maps

Leur garde à vue ne devrait pas s’éterniser. Les deux guides autrichiens qui avaient été placés en garde à vue au lendemain de l'avalanche mortelle dans le massif des Ecrins (Hautes-Alpes) sont bien «titulaires du brevet d'Etat des guides de haute-montagne en Autiche», a déclaré jeudi le parquet de Gap.

Une sortie prévue au programme

La sortie au cours de laquelle deux Autrichiens de 22 et 23 ans et un Italien de 24 ans ont trouvé la mort ce mercredi était «une sortie programmée par le Club Alpin Autrichien, dans le cadre d'une formation qui se déroule sur deux ans à destination d'un groupe de jeunes Elite», a précisé le procureur. Les guides «étaient mandatés pour encadrer et former à l'autonomie neuf jeunes alpinistes», membres de ce «groupe Elite», a-t-il dit, ajoutant que «dans le programme, il était bien prévu une sortie dans le massif des Ecrins».

Les deux hommes âgés de 43 et 36 ans «sont titulaires du brevet d'Etat des guides de haute-montagne en Autriche, et ce sont eux qui ont décidé du site et de l'itinéraire», a souligné le magistrat. «En l'état des investigations, les circonstances exactes du déclenchement de l'avalanche, et notamment le positionnement des victimes ne sont pas encore totalement déterminés», a-t-il ajouté.

«Leur permettre de passer une soirée moins difficile»

Les enquêteurs du PGHM de Briançon devaient poursuivre dans la soirée et vendredi les auditions des personnes indemnes du groupe. «Aucune décision ne sera prise par le parquet tant que la totalité des investigations ne sera pas terminée, ce qui prendra plusieurs semaines», a souligné le procureur. Pour les deux guides, «l'objectif est que leur garde à vue se termine le plus vite possible», a ajouté  Raphaël Balland, qui envisageait de les «suspendre dans la soirée afin de leur permettre de passer une nuit moins difficile, compte tenu du traumatisme qu'ils ont eux-mêmes subi».

Dans un communiqué, le Syndicat National des Guides de Montagnes (SNGM, basé à Chambéry) et l'Union Internationale des Guides de Montagne (UIAGM, basé en Suisse) ont exprimé leur «total soutien» aux deux guides «titulaires d'un diplôme autrichien reconnu par l'UIAGM» et qui «travaillent régulièrement pour le Club Alpin Autrichien pour des actions de développement envers les jeunes». «Comme tous les guides UIAGM de l'arc alpin, ils sont amenés à circuler dans les différents massifs des Alpes», notent-ils.