Les députés veulent interdire les boissons à volonté

SOCIETE Les machines en libre service incitent à des consommations excessives et néfastes pour la santé, estiment les parlementaires...

M.C. avec AFP

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Une fontaine à soda.
Une fontaine à soda. — Mike Mozart/Flickr

La volonté parlementaire contre les boissons à volonté. L'Assemblée nationale a interdit dans la nuit de mercredi à jeudi la mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines à sodas («free refill»), par le vote d'un amendement UDI au projet de loi de modernisation du système de santé.

Les boissons sucrées contribuent au développement de l'obésité, mais les boissons contenant des édulcorants sucrés «contribuent au développement et au maintien d'une appétence pour la saveur sucré», ont estimé les signataires de l'amendement, qui stipule que «la mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines proposant des boissons avec ajout de sucres ou d'édulcorants de synthèse est interdite en tous lieux ouverts au public ou recevant du public».

«Consommations excessives et néfastes pour la santé»

Le Programme national nutrition santé a fixé comme objectif de réduire de 25% au moins la proportion d'enfants consommant plus d'un demi-verre de boissons sucrées par jour et promeut le repère de consommation «eau à volonté, l'eau est la seule boisson indispensable», notent ces élus centristes.

«C'est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale qui tend à faire de la "gratuité" du surplus d'une offre alimentaire payante un argument pour attirer le consommateur et l'inciter à certaines consommations excessives et néfastes pour la santé», plaident-ils encore. Favorable à l'amendement, la ministre de la Santé Marisol Touraine a observé que cette «pratique, qui était habituelle dans d'autres pays, se répand dans notre pays et peut être attractive pour des jeunes qui se voient proposer à volonté des boissons comportant soit du sucre en quantité excessive soit des édulcorants».