Les congés exceptionnels pour décès vont être allongés

EMPLOI Les décès d’enfants ou de conjoints donneront droit à plus de jours de congés…

Audrey Chauvet

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Un bureau vide.
Un bureau vide. — GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Ce sont des congés dont on se passerait bien, mais le Sénat a tenu à faire bénéficier «tous les salariés d’un congé décent dans le cas du décès d’un proche». Ce mercredi, les sénateurs ont adopté la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale en 2011 par la députée socialiste Michèle Delaunay.

Cette proposition vise à étendre les congés exceptionnels en cas de décès d’un proche du salarié: les deux jours pour décès d’un enfant à charge passeraient à dix jours et les deux jours pour le décès d’un conjoint ou partenaire d’un Pacs passeraient à cinq jours. Les sénateurs ont élargi cette dernière disposition aux concubins. La proposition de loi socialiste devra donc faire l'objet d'une nouvelle lecture en raison de c et amendement.

«Il appartient à la société toute entière de manifester sa solidarité»

Les congés en cas de décès d’autres membres de la famille étaient aussi allongés dans la version initiale du texte: cinq jours au lieu de un seul pour le décès du père, de la mère, d’un frère ou d’une sœur mineur(e) et trois jours au lieu de un pour le décès du beau-père ou de la belle-mère.

«Le décès d'un proche est une épreuve, quelles que soient les circonstances», a souligné le ministre du Travail François Rebsamen. «Il appartient à la société toute entière de manifester sa solidarité et son empathie face à la douleur d'une mère, d'un père, ou d'un conjoint», a-t-il ajouté. «Cette solidarité doit se traduire par des droits: le droit, notamment, à des congés exceptionnels d'une durée décente.» Il s'est réjoui également que la proposition de loi «porte en elle le sceau du compromis que les parlementaires savent parfois trouver sur certains sujets graves».