VIDEO. Crash d'un A320 dans les Alpes: «Nous sommes reconnaissants», affirment les PDG de Lufthansa et de Germanwings

ACCIDENT Tous les corps ont été évacués des lieux du crash de l'avion de la Germanwings et toutes les victimes devraient être identifiées d'ici la fin de semaine...

20 Minutes avec AFP

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Les PDG de Lufthansa et de Germanwings ont rendu hommage aux victimes du crash dans les Alpes et déposé une gerbe devant la stèle mercredi 1er avril 2015.
Les PDG de Lufthansa et de Germanwings ont rendu hommage aux victimes du crash dans les Alpes et déposé une gerbe devant la stèle mercredi 1er avril 2015. — AFP

Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, a remercié mercredi l'ensemble des équipes de secours mobilisées sur les lieux du crash de l'A320 de sa filiale Germanwings, et promis aux familles de victimes une aide continue.

«Notre aide ne va pas s'arrêter cette semaine»

«Nous sommes reconnaissants», a déclaré, en français, Carsten Spohr, qui s'est recueilli devant une stèle en hommage aux victimes aux côtés du PDG de Germanwings Thomas Winkelmann, dans la commune du Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), à proximité des lieux de la catastrophe qui a fait 150 victimes.

«Je donne ma parole aux victimes, notre aide ne va pas s'arrêter cette semaine. Nous continuerons d'apporter notre aide tant qu'elle sera nécessaire», a-t-il ajouté.

Tous les corps évacués

Une semaine après la catastrophe aérienne, le lieutenant-colonel Jean-Marc Ménichini de la gendarmerie française a déclaré mardi qu'il n'y avait «plus de corps sur la zone du crash» et que l'évacuation de ces derniers était donc terminée. Mercredi, «vingt militaires chasseurs alpins vont monter avec les équipes pour récupérer les effets personnels» des passagers, a-t-il précisé à Seyne-les-Alpes.

Mercredi, un service oecuménique funèbre aura lieu à 17h à l'église catholique de Haltern (ouest de l'Allemagne), d'où étaient originaires les 16 élèves allemands morts dans la catastrophe.

Sur le site du crash, enquêteurs et gendarmes ont collecté «plus de 4.000 pièces», débris de l'avion et corps, selon la gendarmerie française. L'un des objectifs est toujours de retrouver la seconde boîte noire qui contient les paramètres de vol. «Des sondages par perche dans la terre» sont effectués, a-t-elle ajouté.

Les victimes identifiées d'ici la fin de semaine

«Le ministre (français) de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve) a confirmé que d'ici la fin de la semaine, il serait possible d'identifier toutes les victimes grâce aux prélèvements ADN faits et à ce travail scientifique exceptionnel», a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel mardi.
Plus de 450 membres de ces familles se sont rendus sur place, à l'exception notable de celle d'Andreas Lubitz, a indiqué la préfète du département voisin des Alpes maritimes.

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Lufthansa savait que Lubitz avait eu des épisodes dépressifs

En Allemagne, la compagnie Lufthansa a révélé mardi que le copilote de l'A320 de Germanwings, soupçonné d'avoir provoqué le crash, qui a fait 150 morts le 24 mars, l'avait informé en 2009 qu'il avait connu un «épisode dépressif sévère».

Andreas Lubitz connaissait très bien les Alpes françaises

Peur d'être déclaré inapte à voler

Lundi, le parquet de Düsseldorf avait révélé que le jeune homme avait suivi un traitement pour des tendances suicidaires dans le passé. Cité mardi par le quotidien populaire Bild, un enquêteur évoque comme «mobile principal» sa «peur» de «perdre son aptitude au vol en raison de ses problèmes de santé».

Le Bureau enquête analyse (BEA) français pour l'aviation a indiqué de son côté «étudier les failles systémiques qui auraient pu conduire» au drame, comme «la logique du système de verrouillage des portes de cockpits» et les «critères et procédures susceptibles de détecter des profils psychologiques particuliers».

Enregistrement des derniers instants sur un portable

Les passagers du l'A320 étaient pleinement conscients que l'appareil allait s'écraser et ont crié «Mon Dieu» en plusieurs langues avant le crash, selon un enregistrement que l'hebdomadaire Paris Match et le quotidien allemand Bild ont pu écouter. L'hebdomadaire français assure mardi sur son site internet n'avoir «aucun doute» sur la provenance de l'enregistrement, en l'occurrence un téléphone portable.