Classement: Comment les lycées sont-ils évalués?

EDUCATION Le ministère de l’Education nationale publie comme les résultats au baccalauréat 2014 des lycées…

Laure Cometti

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Le CDI du lycée polyvalent Romain Rolland à Goussainville (95).
Le CDI du lycée polyvalent Romain Rolland à Goussainville (95). — Laure Cometti

Le ministère de l'Education nationale publie ce mercredi ses indicateurs de résultats pour 4.340 lycées, sur le taux de réussite au bac mais aussi la capacité de chaque établissement à accompagner les élèves jusqu'au diplôme.

Les IVAL (indicateurs de valeur ajoutée des lycées), lycée par lycée, publics et privés, sont accessibles sur le site du ministère à partir de 10h.

Retrouvez notre reportage dans le lycée Romain Rolland de Goussainville par ici

Comment la performance des lycées est-elle mesurée?

Les lycées sont évalués selon trois indicateurs: le «taux de réussite au baccalauréat», le «taux d'accès de seconde et de première au baccalauréat» (qui permet de mesurer si l’établissement conserve ses élèves tout au long du parcours menant au bac) et la «proportion de bacheliers parmi les sortants». Ces indicateurs sont calculés tous les ans depuis une vingtaine d'années et mis à jour pour chaque établissement en fonction de ses résultats.

Lire aussi: Comment sont calculés les trois indicateurs de performance des lycées?

 

Les résultats de chaque lycée sont ensuite comparés aux taux attendus pour les lycées de profil comparable (même offre de cours, même origine sociale des élèves, même rapport filles-garçons et même niveau scolaire), ce qui permet de calculer la valeur ajoutée de l’établissement. Est-il plus performant que prévu par rapport à des établissements offrant les mêmes filières et accueillant des lycéens d'origines comparables? Sélectionne-il les élèves, s'assurant ainsi un meilleur taux de réussite à l'examen du baccalauréat, ou les accompagne-il jusqu'à l'obtention du diplôme?

S'agit-il d'un palmarès?

Non, soutient-on mordicus du côté du ministère. Pour Catherine Moisan, directrice de l’évaluation, de la prospective et de la performance, il s’agit plutôt de «mesurer le chemin que chaque lycée fait parcourir à ses élèves». Les établissements sont groupés par «familles», selon qu’ils sont «accompagnateurs» (bonne valeur ajoutée du taux d'accès et faible valeur ajouté du taux de réussite), «sélectifs» (faible valeur ajoutée du taux d'accès et bonne valeur ajouté du taux de réussite), «neutres», «en-deçà des attentes» ou «performants». Cette dernière catégorie regroupe les lycées affichant une valeur ajoutée positive à la fois pour le taux d'accès et pour le taux de réussite. 

Le ministère a beau refuser de se livrer à l’exercice du palmarès, chaque année plusieurs médias tirent de ces statistiques divers classements dont les résultats diffèrent. 

À quoi servent ces indicateurs?

Parents, proviseurs et recteurs académiques sont attachés à ces IVAL qui permettent de «repérer les bonnes pratiques» de certains lycées, selon le ministère. Le taux d’accès permet notamment d’évaluer la capacité d’un lycée à enrayer le décrochage scolaire. Les établissements dont les taux de réussite et d'accès présentent une valeur ajoutée positive peuvent mesurer leurs progrès et retenir voire attirer des élèves.