Crash de la Germanwings: Une semaine après, où en est-on?

DRAME L’enquête a progressé rapidement, tandis que l’ensemble des victimes devraient pouvoir être identifiées d’ici la fin de la semaine…

F.V.

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Le 26 mars, les enquêteurs tentent d'identifier les 150 victimes du crash de l'A320 de la  Germanwings.
Le 26 mars, les enquêteurs tentent d'identifier les 150 victimes du crash de l'A320 de la Germanwings. — AFP

Il y a une semaine jour pour jour s’écrasait un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings dans les Alpes de Haute-Provence, faisant 150 morts, dont le copilote. 20 Minutes fait le point.

L’enquête centrée sur le copilote

Les enquêteurs allemands ont révélé lundi qu’Andreas Lubitz, le jeune copilote de 27 ans soupçonné d’avoir délibérément fait chuter l’avion, avait suivi un traitement pour des tendances suicidaires dans le passé, mais pas au moment du drame. Andreas Lubitz faisait l’objet d'un arrêt de travail le 24 mars, jour du crash.

Dans Bild, un enquêteur a évoqué comme «mobile principal» sa «peur» de «perdre son aptitude au vol en raison de ses problèmes de santé». Selon les résultats de l’exploitation d’un des enregistreurs de l’appareil, il a refusé d'ouvrir la porte de la cabine de pilotage au commandant de bord, sorti de la cabine afin d’aller aux toilettes, et il a actionné les commandes activant la descente de l'appareil. Depuis de nombreuses compagnies aériennes ont instauré la présence systématique de deux personnes dans la cabine de pilotage.

Sur les lieux du drame, les enquêteurs tentent toujours de localiser la deuxième boîte noire, contenant les données du vol.

Parallèlement, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) va poursuivre l’enquête de sécurité et va «s’attacher à étudier les failles systémiques qui auraient pu conduire à cet événement ou à d'autres événements similaires». Elle «s'intéressera notamment à la logique du système de verrouillage des portes de cockpits et aux procédures d'accès et de sortie du cockpit, ainsi qu’aux critères et procédures susceptibles de détecter des profils psychologiques particuliers», précise-t-il.

La famille d’Andreas Lubitz auditionnée 

Le père du copilote a confirmé aux policiers allemands qu'il connaissait le passé dépressif de son fils, rapporte iTélé sur son compte Twitter.

 

La mère et le frère d’Andreas Lubitz doivent être aussi entendus à leur tour ce mardi. Des policiers allemands arriveront mercredi à Seyne-les-Alpes pour rencontrer les gendarmes, a précisé la chaîne.

L’identification des corps difficile

Environ 400 échantillons prélevés sur les morceaux de corps ont été envoyés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), près de Paris.

78 profils ADN de passagers ou membres d'équipage ont été isolés, mais aucune victime n’a été formellement identifiée. Ce mardi, François Hollande a toutefois indiqué à Berlin qu'il serait possible d'identifier l'ensemble des victimes d’ici la fin de la semaine.

Les assureurs de Germanwings ont par ailleurs indiqué mardi avoir provisionné 300 millions de dollars (279 millions d'euros), pour couvrir les probables demandes de dommages et intérêts des familles des victimes ainsi que le coût de l'avion détruit.

Un chemin d’accès créé

Un chemin d'accès, que des véhicules tout-terrain pourront emprunter, a fini d’être aménagé ce mardi. Il permet notamment l'évacuation de grosses pièces de carlingue, difficiles à hélitreuiller. Jusqu'à présent, les enquêteurs descendaient sur la zone chaque jour par hélitreuillage sur cette zone très accidentée, au moyen d'hélicoptères partant de l'aérodrome de Seyne-les-Alpes, à une dizaine de kilomètres du site.