Baby planner, un métier d’avenir?

EMPLOI Apparu en 2009 en France, ce métier se développe depuis...  

Delphine Bancaud

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Illustration d'un bébé
Illustration d'un bébé — Alex Segre/REX/REX/SIPA

Qui va garder le bébé? Quelle poussette acheter? Comment sécuriser son logement avant l’arrivée d’un nouveau-né? C’est sur le besoin d’être rassuré et d’être accompagné pour aborder son rôle de parents qu’est né le métier de baby planner en 2006 en Angleterre. Et après s'être développé aux Etats-Unis, il semble être promis à un bel avenir en France. La preuve: si 35 baby planners exercent aujourd’hui, 15 nouveaux professionnels ont été formés depuis 2014 et 5 le seront en 2015.

Pour mieux faire connaître ce métier au grand public, la Journée internationale des baby planners est organisée ce lundi en France. «Cette profession répond au besoin croissant des parents d’être rassurés dans leur choix car ils souhaitent accueillir leur enfant dans les meilleures conditions», explique Anaïs Lunet, présidente de la Fédération des baby planners francophones, organisatrice de l'événement.

Les conseils sur le mode de garde très recherchés

D'ailleurs 75,6% des clients des baby planners sont de jeunes couples attendant leur premier enfant, selon une étude de la Fédération dévoilée ce lundi. Ces derniers sont accompagnés en moyenne sur une durée de 6 à 9 mois qui s’achève souvent après les 3 mois de l’enfant. «Ils nous sollicitent surtout pour obtenir des recommandations concernant le matériel de puériculture, l’aménagement de leur domicile avant l’arrivée du bébé et la recherche du mode de garde», explique Anaïs Lunet. Mais ces coachs accompagnent aussi les parents dans le choix de la maternité, lors du retour à la maison avec leur bébé, dans leurs démarches administratives…

Reste que cet accompagnement personnalisé n’est pas à la porté de toutes les bourses. Pour une heure de baby planning, il faut compter 60 euros en moyenne. Et selon l’étude de la Fédération des baby planners francophones, 38% des clients dépensent entre 60 euros et 150 euros à ce service, 29,6% entre 150 euros et 300 euros,19% entre 300 euros et 500 euros et 13,4% entre 700 euros et 900 euros.

Convaincus que ce marché est porteur, des dizaines de femmes se lancent chaque année dans ce créneau avec le statut d’autoentrepreneur. La grande majorité d’entre elles  (81%) suivent une formation de 40 heures proposée en ligne par l’International academy of baby planner professionnal moyennant 2.420 euros. Reste ensuite à développer sa clientèle, ce qui n’est pas toujours chose facile. «Certaines entreprises ne passent pas l’année, mais les frais de fonctionnement étant réduits, il est tout à fait possible de rentabiliser sa société», affirme Anaïs Lunet, elle-même baby planner depuis plusieurs années. Et avec le développement du coaching de vie ces dernières années, le filon ne semble pas prêt de s'arrêter.

*Etude quantitative réalisée auprès de 27 baby planners en 2015.