Viols dans une école de l'Isère: Valls évoque des «défaillances, sans doute des fautes»

SOCIETE Le directeur d'école a été mis en examen et écroué...

20 Minutes avec AFP
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Marche silencieuse en soutien aux enfants victimes de viols présumés, commis par le directeur d'une école primaire de la ville, le 28 mars 2015 à Villefontaine (Isère)
Marche silencieuse en soutien aux enfants victimes de viols présumés, commis par le directeur d'une école primaire de la ville, le 28 mars 2015 à Villefontaine (Isère) — Jean-Pierre Clatot AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a estimé qu'il y avait eu «des défaillances et sans doute des fautes» après les révélations sur des viols présumés d'élèves commis par un directeur d'école de Villefontaine (Isère), dimanche à Evry.

Manuel Valls est arrivé peu avant 10h à l'hôtel de ville d'Evry, où il a été maire de 2001 à 2012, pour voter à l'occasion du second tour des élections départementales.

«J'ai été touché et bouleversé (...) et je comprends et la douleur et la colère des familles qui ont manifesté hier» lors d'une marche silencieuse dans la commune, a-t-il déclaré, jugeant l'affaire «intolérable» et les actes «effrayants».

Mission d'inspection

«Nous devons la vérité aux familles», a-t-il ajouté, rappelant la mission d'inspection lancée conjointement par les ministères de l'Education nationale et de la Justice. «Il faut comprendre ce qui s'est passé depuis 2008, pourquoi ce prédateur a-t-il pu agir ainsi, pourquoi n'a-t-il pas simplement été rayé de l'Education nationale, pourquoi n'a-t-on pas pu connaître son parcours», a-t-il détaillé.

Si «ce type de cas s'est déjà produit par le passé», Manuel Valls a affirmé la «détermination» du gouvernement à ce que «cela ne se reproduise plus» et que «toute personne qui a eu ce type d'antécédents ne puisse plus exercer ce métier au contact des enfants».

Le directeur d'école, déjà condamné pour recel d'images à caractère pédopornographique en juin 2008, a été mis en examen et écroué mercredi pour «viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, et acquisition et détention d'images pédopornographiques».

Neuf plaintes de parents d'élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe de CP du directeur, ont été enregistrées par la justice. Jeudi, les parents de 14 élèves de l'école primaire ont signalé de nouveaux faits potentiels aux enquêteurs.