Crash aérien: Pourquoi vous ne devez pas avoir peur de l’avion

SECURITE Pour les phobiques et les autres, «20 Minutes» liste six bonnes raisons de ravaler sa peur de prendre l'avion...

N.Bg.

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Illustration: Un avion A320 s'apprête à atterrir en Floride.
Illustration: Un avion A320 s'apprête à atterrir en Floride. — SAUQUET ALAIN/SIPA

Alors que le crash d'un avion A320 de la Germanwings occupe l’actualité, 20 Minutes pense aux phobiques de l’avion et résume les raisons pour lesquelles ils ne doivent pas paniquer.

Parce que l’avion n’a jamais été aussi sûr

Deux tendances sont à observer en parallèle. D’abord, il n’y a jamais eu autant d’avions en circulation, et la hausse n’est pas près de s’arrêter. Dans les années 1970, le nombre de passagers par an était d’environ 300 millions. En 2013, on a dépassé pour la première fois les 3 milliards. Et en 2034, ils devraient être 7,3 milliards. Ensuite, il n’y a jamais eu aussi peu d’accidents: 2014 est l’année la plus sûre jamais enregistrée.

Nombre d'accidents d'avion par an

Parce que c’est un risque en trompe-l’œil

Avec les progrès techniques, les avions sont plus sûrs, mais ils sont aussi plus gros. Du coup, potentiellement, un crash fait plus de victimes. Sur les 20 crashs les plus mortels, deux ont eu lieu l’an dernier, ceux de la Malaysia Airlines   et du vol abattu en Ukraine -même s'ils sont considérés comme victimes de guerre, et pas d’accident. Ce constat peut être nuancé de deux façons: d’une, si le nombre de morts par crash augmente légèrement, le nombre de morts par année, lui, est en forte baisse. De deux, notre rapport aux médias, avec les chaînes d’info en continu et le nombre explosif de vidéos mises en ligne sur Internet, a un effet de loupe. Le crash d’un avion en février dernier à Taiwan n’a fait «que» 25 morts, mais la vidéo, très impressionnante, aura marqué les phobiques de l’avion.

Parce qu’il y a beaucoup plus risqué

Par familiarité et parce qu’on est plus en contrôle, on se sent plus en sécurité en voiture que dans un avion. L’impression est fausse: en 2010, 1,24 million de personnes se sont tuées sur les routes, contre 943 dans des catastrophes aériennes. Selon des chiffres de Boeing, 12% des morts par accident quand on prend l’avion surviennent… dans le trajet en voiture qui mène à l’aéroport. Voilà pour la voiture, mais d’autres statistiques plus bêtes existent. Ainsi, on a plus de risque de se noyer, de s’empoisonner ou même d’être frappé par la foudre que d’être victime d’un crash.

Parce qu’on peut survivre

L’European Transport Safety Council estime que 90% des accidents d’avion sont «techniquement survivables», c’est-à-dire qu’au moins une personne y survit. En 2012, le crash-test d’un Boeing a été étudié avec moult caméras et mannequins. Conclusion: pour survivre, mieux vaut se placer sur les sièges situés derrière les ailes, à l’arrière de l’appareil.

Parce que la sécurité à bord se renforce

Les cockpits sont devenus depuis le 11-Septembre de véritables coffres-forts, protégeant les pilotes des risques d’attentat. Quant au suicide du pilote, il n’est survenu qu’une demi-douzaine de fois dans l’histoire des vols commerciaux. Et il risque de devenir plus difficile à l’avenir, avec la présence dans le cockpit d’au moins deux personnes en permanence que les compagnies aériennes sont en train, l’une après l’autre, de rendre obligatoire.

Parce que la peur, ça se soigne

Pour soigner les grosses peurs ou les petites appréhensions, on peut suivre un stage anti-phobie de l’avion. On en a testé plusieurs chez 20 Minutes, par exemple chez Air Formation ou au Centre de traitement de la peur en avion. Petite astuce pour ceux qui ne veulent pas lâcher 400 euros dans un tel stage: si votre avion a décollé, c’est déjà une petite victoire: 20% des accidents ont lieu lors du décollage.