Hauts-de-Seine: Une enquête ouverte contre X vise implicitement Isabelle Balkany

JUSTICE Elle porte sur des soupçons de «favoritisme» dans un marché de reconstruction d’un collège alors qu’Isabelle Balkany était chargée des affaires scolaires…

V.V. avec AFP

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Patrick et Isabelle Balkany devant la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine) le 16 avril 2014.
Patrick et Isabelle Balkany devant la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine) le 16 avril 2014. — REAU ALEXIS/SIPA

Son nom n’est pas cité. Mais Isabelle Balkany va sans doute devoir fournir des informations aux deux juges d’instruction de Nanterre qui enquêtent sur la reconstruction du collège Pompidou de Courbevoie.

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On a appris ce jeudi qu’ils avaient ouvert, en mars 2014, une enquête contre X pour des soupçons de favoritisme dans l’attribution de ce marché. Seul problème, Isabelle Balkany était justement chargée des affaires scolaires au conseil général des Hauts-de-Seine à ce moment-là.

Déjà mise en examen pour «blanchiment de fraude fiscale»

L’information judiciaire contre X a été ouverte en mars 2014 pour des faits présumés de «favoritisme, complicité et recel de favoritisme» portant sur un marché de 39,8 millions d'euros, passé en 2008, pour la reconstruction et l'entretien du collège Pompidou de Courbevoie.

Elle faisait suite à un signalement de la chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France adressé un mois plus tôt au parquet de Nanterre, et dont l'existence a été révélée mardi par le site d'information Mediapart s'appuyant sur une «note confidentielle».


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A l'époque, l'épouse et première adjointe du maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, actuellement mise en examen à Paris pour «blanchiment de fraude fiscale» dans une autre enquête, était la vice-présidente du département chargée des affaires scolaires.

Un écart de 5,7 millions d’euros

A ce jour, Mme Balkany «n'a jamais été questionnée ni convoquée» dans le cadre de ce dossier «vide de toute consistance sur le fond» et «au surplus prescrit selon l'analyse même de la CRC», a réagi son avocat, Grégoire Lafarge.

Dans un rapport définitif publié en mai 2008, la CRC avait conclu que le contrat de partenariat s'était avéré «onéreux» et «complexe». La CRC avait évalué à 18% la différence de coûts du projet sur 15 ans, soit 5,7 millions d'euros, «par rapport à un projet équivalent qui aurait été conduit dans le cadre d'une maîtrise d'ouvrage publique».