Crash d'un avion A320: Fuite organisée, rétention d'information... Le BEA sous le feu des critiques

AERONAUTIQUE Certains notent que, comme lors du crash Rio-Paris, les fuites sont organisées via des médias étrangers...

M.P.

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Le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), Rémi Jouty, le 25 mars 2015 au Bourget près de Paris
Le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), Rémi Jouty, le 25 mars 2015 au Bourget près de Paris — Kenzo Tribouillard AFP

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a refusé de confirmer ou d’infirmer l’information du New York Times, confirmée par l’AFP, selon laquelle l'un des pilotes était coincé hors du cockpit au moment du crash. Et aurait même été empêché d’y entrer. Christian Troadec, l’ancien patron du BEA, a appelé ce jeudi matin sur BFMTV à la prudence, expliquant que la source était floue, et qu’il ne pourrait s’agir que d’une «interprétation». Mais déjà, les critiques montent sur le rôle du BEA et sa communication.

«On est patients. Mais on a besoin de réponses», concluait d’ailleurs Jean-Jacques Bourdin sur le plateau de BFMTV ce jeudi matin. Sur les réseaux sociaux, les critiques montent sur les fuites plus ou moins organisées et sur le blocage éventuel d’informations.

Ainsi, cette utilisatrice de Twitter s’agace :

Elle est rejointe par ce spécialiste aéronautique, Michel Polacco:

Un journaliste s’interroge sur le fait que c’est un journal américain et non français qui a sorti l’information

Grand reporter au Parisien, Jean-Marc Ducos fait la comparaison avec le crash du Rio-Paris. Les fuites étaient organisées et le parquet de Marseille, en charge de l’enquête, n’était, semble-t-il, pas informé :

Autant d'éléments qui font dire à ce pilote syndiqué: