Prostitution: Les prostituées opposées à la pénalisation des clients

ETUDE Elles considèrent la pénalisation des clients «comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté»...

20 Minutes avec agences
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La pénalisation des clients des prostituées a été supprimée par la commission spéciale du Sénat
La pénalisation des clients des prostituées a été supprimée par la commission spéciale du Sénat — Remy Gabalda AFP

Les prostituées se disent largement «opposées à la pénalisation des clients», selon une étude de l'université d'Aix-Marseille menée auprès de 500 prostitué(e)s (1), dont une minorité est victime de la traite. L'enquête, diffusée ce mercredi, visait à obtenir leur avis sur la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui sera examinée à partir de lundi par les sénateurs.

Ainsi, 98% des prostituées s'opposent à la pénalisation des clients qu'elles «considèrent comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté» en les poussant «dans la clandestinité», et en «décourageant les clients les plus sûrs», explique le chercheur Nick Mai, professeur de sociologie à l'université métropolitaine de Londres.

«Vulnérables et précaires»

pénaliser les clients de la prostitution

Les prostituées se disent largement «opposées à la pénalisation des clients», selon une étude de l'université d'Aix-Marseille menée auprès de 500 prostitué(e)s (1), dont une minorité est victime de la traite. L'enquête, diffusée ce mercredi, visait à obtenir leur avis sur la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui sera examinée à partir de lundi par les sénateurs.

Ainsi, 98% des prostituées s'opposent à la pénalisation des clients qu'elles «considèrent comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté» en les poussant «dans la clandestinité», et en «décourageant les clients les plus sûrs», explique le chercheur Nick Mai, professeur de sociologie à l'université métropolitaine de Londres.

«Vulnérables et précaires»


Les prostituées se disent largement «opposées à la pénalisation des clients», selon une étude de l'université d'Aix-Marseille menée auprès de 500 prostitué(e)s (1), dont une minorité est victime de la traite. L'enquête, diffusée ce mercredi, visait à obtenir leur avis sur la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui sera examinée à partir de lundi par les sénateurs.

Ainsi, 98% des prostituées s'opposent à la pénalisation des clients qu'elles «considèrent comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté» en les poussant «dans la clandestinité», et en «décourageant les clients les plus sûrs», explique le chercheur Nick Mai, professeur de sociologie à l'université métropolitaine de Londres.

«Vulnérables et précaires»


Les prostituées se disent largement «opposées à la pénalisation des clients», selon une étude de l'université d'Aix-Marseille menée auprès de 500 prostitué(e)s (1), dont une minorité est victime de la traite. L'enquête, diffusée ce mercredi, visait à obtenir leur avis sur la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui sera examinée à partir de lundi par les sénateurs.

Ainsi, 98% des prostituées s'opposent à la pénalisation des clients qu'elles «considèrent comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté» en les poussant «dans la clandestinité», et en «décourageant les clients les plus sûrs», explique le chercheur Nick Mai, professeur de sociologie à l'université métropolitaine de Londres.

«Vulnérables et précaires»


Les prostituées se disent largement «opposées à la pénalisation des clients», selon une étude de l'université d'Aix-Marseille menée auprès de 500 prostitué(e)s (1), dont une minorité est victime de la traite. L'enquête, diffusée ce mercredi, visait à obtenir leur avis sur la proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, qui sera examinée à partir de lundi par les sénateurs.

Ainsi, 98% des prostituées s'opposent à la pénalisation des clients qu'elles «considèrent comme une augmentation de leur vulnérabilité à la violence et à la pauvreté» en les poussant «dans la clandestinité», et en «décourageant les clients les plus sûrs», explique le chercheur Nick Mai, professeur de sociologie à l'université métropolitaine de Londres.

«Vulnérables et précaires»

Les personnes interrogées «qui n'ont pas décidé de se prostituer (victimes de la traite, obligation de se prostituer pour payer des dettes, etc.) se sont particulièrement opposées à la pénalisation car elles estimaient que la perte de revenus les rendrait encore plus vulnérables et précaires», précise encore le communiqué de l'université.

Par ailleurs, «beaucoup de répondants, migrants et non-migrants, estiment que les effets de la pénalisation ont été partiellement anticipés, car les prix ont diminué et les clients les plus sûrs ont arrêté de les contacter».

VIDEO. La proposition de loi pénalisant les clients de prostituées examinée par le Sénat fin mars

Nick Mai, qui travaille dans le cadre d'une recherche financée par la fondation Amidex basée dans le Sud de la France, souligne que durant la réalisation de cette étude à Paris, à Lyon et à Marseille (78% sont des personnes interrogées travaillent dans la rue), «un soin particulier a été pris pour que les résultats ne soient pas influencés par la présence de personnes extérieures (proxénètes, etc.)», ni par la peur de la police, et «aucune pression n'a été exercée pour remplir les questionnaires».

(1) L'enquête a été menée entre mars 2014 et mars 2015, auprès de 500 femmes, hommes et transgenres exerçant leur activité en France. Parmi elles, 39% sont Françaises, les autres étant issues principalement de 10 autres pays (Algérie, Brésil, Cameroun, Chine, Colombie, Ghana, Maroc, Nigeria, Pérou et Roumanie).


Nick Mai, qui travaille dans le cadre d'une recherche financée par la fondation Amidex basée dans le Sud de la France, souligne que durant la réalisation de cette étude à Paris, à Lyon et à Marseille (78% sont des personnes interrogées travaillent dans la rue), «un soin particulier a été pris pour que les résultats ne soient pas influencés par la présence de personnes extérieures (proxénètes, etc.)», ni par la peur de la police, et «aucune pression n'a été exercée pour remplir les questionnaires».

(1) L'enquête a été menée entre mars 2014 et mars 2015, auprès de 500 femmes, hommes et transgenres exerçant leur activité en France. Parmi elles, 39% sont Françaises, les autres étant issues principalement de 10 autres pays (Algérie, Brésil, Cameroun, Chine, Colombie, Ghana, Maroc, Nigeria, Pérou et Roumanie).