Attentats de Paris: Deux proches de Coulibaly mis en examen

ENQUETE Un troisième homme a été relâché sans poursuite...

20 Minutes avec AFP

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Le 26 février, à Lyon. Illustration de la police. 
ELSNER FABRICE/SIPA/1503021649
Le 26 février, à Lyon. Illustration de la police. ELSNER FABRICE/SIPA/1503021649 — SIPA

Deux des trois membres de l'entourage du djihadiste Amédy Coulibaly, en garde à vue depuis lundi, ont été mis en examen vendredi pour «participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes», a indiqué le parquet de Paris.

Selon le parquet, l'un des deux hommes, Amar R. a été en contact à de très nombreuses reprises avec Amédy Coulibaly, échangeant avec lui près de 600 SMS sur quatre mois et le rencontrant à plus de dix reprises, «en particulier les 5 et 6 janvier», à la veille des attentats.

L'un des deux hommes mis en examen est le compagnon d'une gendarme qui avait également été entendue, mais dont la garde à vue avait été levée mercredi. Le troisième homme a été relâché dans la nuit de jeudi à vendredi, sans poursuite à ce stade de l'enquête.

Soutiens logistiques

La piste des soutiens logistiques dont a pu bénéficier Amédy Coulibaly, qui a tué quatre juifs lors d'une attaque contre un supermarché cacher à Paris, a déjà permis aux enquêteurs d'arrêter fin janvier quatre hommes parmi ses connaissances.

Ce sont les seules personnes mises en examen jusqu'ici dans l'enquête sur les attentats  qui ont fait début janvier 17 morts en plus des trois tueurs, Coulibaly et les frères Saïd et Chérif Kouachi.

La piste d'un SMS

Les enquêteurs pensent aussi avoir mis au jour des contacts entre Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi dans les heures ayant précédé l'attaque contre Charlie Hebdo. Les recherches téléphoniques semblent établir que le premier a rendu visite au second dans la nuit du 6 au 7 janvier à Gennevilliers, ville des Hauts-de-Seine où vivait Chérif Kouachi.

Le lendemain matin, un peu plus d'une heure avant que Chérif et Saïd Kouachi ne tuent 12 personnes lors de l'attaque contre le siège de l'hebdomadaire satirique, un SMS a été envoyé depuis un portable dans la zone du domicile de Gennevilliers vers une des treize lignes de Coulibaly, selon une source proche du dossier.