Loi santé: Les cliniques défileront, dimanche, aux côtés des médecins

ECONOMIE Les tarifs baissent cette année de 1 % dans le public et de 2,5 % dans le privé, qui promet de riposter...

20 Minutes avec agence

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Chirurgiens des cliniques et internes des hôpitaux publics, qui se disent déconsidérés par le gouvernement et récusent l'accord sur les dépassements d'honoraires, ont entamé une grève illimitée lundi, entraînant la fermeture de nombreux blocs opératoires.
Chirurgiens des cliniques et internes des hôpitaux publics, qui se disent déconsidérés par le gouvernement et récusent l'accord sur les dépassements d'honoraires, ont entamé une grève illimitée lundi, entraînant la fermeture de nombreux blocs opératoires. — Martin Bureau afp.com

Alors qu'ils sont révisés chaque année, les tarifs administrés des actes que les hôpitaux et les cliniques facturent à la Sécurité sociale, annoncés ce mardi avec dix jours de retard sur l’agenda, vont baisser, en 2015, de 1 % pour les actes pratiqués à l'hôpital public, contre 2,5 % pour ceux en clinique.

Et la pilule passe mal du côté des cliniques alors qu’un tiers d’entre elles sont déjà déficitaires. Alors, d'emblée, dans les rangs de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), on évoque «une volonté délibérée» de frapper les cliniques, «à l’approche des élections». Pour dénoncer cette diète forcée, ce coup de rabot qui devrait se solder, estime-t-elle, par «une réduction des effectifs», la FHP appelle donc les cliniques privées à défiler, dans un premier temps, le 15 mars «contre le projet de loi santé», et à rejoindre, ce dimanche, les syndicats de médecins sous le slogan unitaire: «Non au projet de loi Santé, Unis pour la santé de demain.»

«Alerter les Français du démantèlement du système de santé issu de 1945»

Dans un premier temps, car selon Le Parisien, la FHP a d’ores et déjà annoncé que d’autres mesures de rétorsion devraient suivre. Une fédération qui devrait en dire plus sur ses intentions après la réunion de son comité exécutif, prévue ce mercredi. «Que ce soit le projet de loi de santé ou la campagne tarifaire, les méthodes mises en œuvre nous montrent qu'il n'y a aucune reconnaissance pour les acteurs de soins privés, que les Français pourtant plébiscitent», explique la fédération dans un communiqué.

Et d'ajouter: «Nous manifesterons aussi pour alerter les Français de ce qui se trame, à savoir le démantèlement du système de santé issu de 1945 et de ce qui fait sa force: la pluralité des acteurs, publics et privés, et la liberté de pouvoir choisir son médecin et son établissement.»