Attaques terroristes à Paris: Les frères Kouachi et Coulibaly auraient séjourné près d'Annecy

TERRORISME Les frères Kouachi, Amédy Coulibaly et Hayat Boumeddiene auraient été vus dans un hôpital près d'Annecy deux semaines avant les attentats...

D.B.
— 
Les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, suspectés des attaques contre «Charlie Hebdo», à Montrouge, Dammartin-en-Goële et Porte de Vincennes en janvier 2015.
Les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, suspectés des attaques contre «Charlie Hebdo», à Montrouge, Dammartin-en-Goële et Porte de Vincennes en janvier 2015. — PHOTOMONTAGE 20 MINUTES

A chaque jour ses révélations sur les protagonistes des attentats de janvier. Selon France Inter, un témoin affirme avoir vu les frères Kouachi, Amédy Coulibaly et Hayat Boumeddiene près d'Annecy, deux semaines avant les attaques terroristes.

L’information émane dune hôtesse d’accueil du centre hospitalier Annecy-Genevois qui déclare avoir vu ce groupe fin décembre. Amédy Coulibaly, sans doute accompagné de sa compagne, se serait d’abord présenté à son bureau pour demander où se situaient les urgences. Un peu plus tard dans la journée, un homme en djellaba (que l’hôtesse croit être l’un des frères Kouachi) lui a demandé quelle était la chambre d’Hayat Boumeddiene. L’hôtesse ne la trouvant pas, ce dernier aurait déclaré: «Elle a peut-être donné un autre nom.»

Ces déclarations font pour l’heure l’objet de vérifications. Mais les bandes vidéo ne pourront pas servir à l’enquête, car elles ont été détruites une semaine plus tard.

Les proches racontent la dérive des frères Kouachi

Parallèlement, les auditions des proches des terroristes apportent leur lot d’informations. Le troisième frère Kouachi, Chabane, qui ne voyait plus les deux autres dernièrement, a indiqué que lors de leur dernière entrevue en janvier 2014, ils lui auraient demandé quand il comptait devenir musulman. «J'ai répondu que je ne serai jamais converti de force, ce qui avait le don de les agacer. En tout cas, ils ne peuvent pas dire qu’ils en sont arrivés là parce qu’ils étaient orphelins», a-t-il indiqué.

Leur demi-sœur Salima a ainsi déclaré son refus d’habiter avec eux, en raison de leur conception extrémiste de la religion: «Ils menaçaient de faire sauter la maison de mes parents adoptifs si je ne me convertissais pas à l’islam», a-t-elle indiqué. Chérif Kouachi aurait également répété «que le vrai djihad se trouvait en Israël et pas dans les cités», selon un de ses amis d’enfance.