Des canons à eau bientôt expérimentés pour neutraliser les drones?

SECURITE 60 sites sensibles ont été survolés par des drones durant les six derniers mois…

Vincent Vanthighem
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Un drone vole à l'abbaye Des-Vaux-de-Cernay au sud-ouest de Paris, le 20 mars 2014 (illustration).
Un drone vole à l'abbaye Des-Vaux-de-Cernay au sud-ouest de Paris, le 20 mars 2014 (illustration). — Bertrand Combaldieu/AP/SIPA

Comme les chats, les composants électroniques n’aiment pas l’eau. Et c’est peut-être ce qui va permettre aux autorités de régler l’épineux problème du survol de sites sensibles par des drones. Alors que soixante survols ont été recensés durant les six derniers mois, le quotidien La Croix révèle, ce mercredi, que les pouvoirs publics vont expérimenter plusieurs mesures afin d’empêcher ces petits avions sans pilote de se promener où bon leur semble.

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Dans un rapport remis en janvier à Manuel Valls, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) propose ainsi, selon La Croix, plusieurs mesures pour «détecter» et «neutraliser» les drones. Outre l’expérimentation de radars et autres brouilleurs, l’utilisation de canons à eau pourraient aussi être testés dans le but de neutraliser les engins. «Une quarantaine d’entreprises ont fait part de leur intérêt pour cette campagne de tests», assure La Croix.

Doter les drones de dispositifs électroniques

En parallèle de cette série d’expérimentations, un appel à projets a, toujours selon le quotidien, était lancé en décembre par l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour faire émerger de nouvelles solutions. Doté d’un million de fonds, l’appel se concentre notamment sur le sujet de la détection de ces objets volants bien souvent non identifiés.

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Plusieurs projets visent notamment à «doter les drones de dispositifs électroniques les rendant détectables et leur faisant automatiquement éviter le survol de sites sensibles», poursuit La Croix. Un procédé auquel ne seraient pas opposés les constructeurs d’engins.

Reste à savoir qui des constructeurs ou des autorités ira le plus vite dans la course à la technologie. En effet, selon des informations recueillies par Le Figaro, l’un des responsables de la SGDSN confie tout de même que les «services de sécurité ne sont, pour l’heure, pas dimensionnés pour couvrir la zone atmosphérique entre 50 et 100 mètres d’altitude. Il y a un trou dans la raquette…»