Attentat de la rue des Rosiers: Trois suspects identifiés 33 ans après

JUSTICE Ils sont soupconnés d'avoir commis cette attaque meurtrière contre la communauté juive de Paris le 9 août 1982. des mandats d'arrêts internationaux ont été lancés à leur encontre...

C.B.

— 

Photo d'archives de l'attentat de la rue des Rosiers
Photo d'archives de l'attentat de la rue des Rosiers — ROBERT PATRICK/SIPA

Ils vivraient en Norvège, en Palestine et en Jordanie. Trois hommes suspectés d'être les auteurs de l'attentat de la rue des Rosiers, à Paris, le 9 août 1982, ont été identifiés, a révélé la station RTL ce mercredi matin, une information depuis confirmée par Europe 1 et l'AFP. 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic a délivré, il y a quelques jours, trois mandats d'arrêt internationaux contre ces trois suspects. «Ces hommes sont d'anciens membres du groupe Abou Nidal, qui avait multiplié les attentats aveugles dans les années 1970 et 1980», explique Europe 1. «Ils ont été identifiés 33 ans après les faits grâce à un minutieux travail d'enquête, à travers des recoupements et des témoignages, dont certains sous X, qui émaneraient d'anciens membres ou d'anciens proches du groupuscule terroriste palestinien.»

Six morts et 22 blessés

Jamais revendiqué, l'attentat de la rue des Rosiers à Paris avait fait 6 morts et 22 blessés. Son caractère antisémite découle de sa cible: le restaurant Goldenberg, qui était situé au 7 rue des Rosiers dans le quartier du Marais à Paris. Une grenade avait été dégoupillée et jetée dans ce restaurant avant qu'une fusillade éclate en pleine rue.

Cette attaque avait été attribuée au groupe Abu Nidal. Interrogé par RTL, Alain Jakubowicz, le président de la Licra: «Ça donne sens à la justice (...) Aucun criminel, aucun terroriste ne peut se cacher. Où qu'il soit, il est susceptible d'être arrêté jusqu'à la fin de ses jours (...) Au-delà de cette affaire, c'est un message envoyé aux terroristes mais également aux victimes, pour garder foi en la justice».