Manuel Valls annonce une prime d’activité pour 4 à 5 millions d’actifs

SOCIETE Le Premier ministre a annoncé les mesures pour lutter contre la pauvreté…

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre Manuel Valls, le 27 février 2015, à Betton, en Ille-et-Vilaine
Le Premier ministre Manuel Valls, le 27 février 2015, à Betton, en Ille-et-Vilaine — Georges Gobet AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé mardi que la nouvelle prime d'activité, qui va se substituer au RSA activité et à la Prime pour l'emploi, bénéficiera aux personnes gagnant jusqu'à 1.400 euros. Selon le Premier ministre, «entre 4 et 5 millions d'actifs seront éligibles à cette nouvelle prime d'activité, dont 700.000 à un million de jeunes».

>> Qui va bénéficier de cette prime?

La prime d'activité, qui sera mise en place le 1er janvier 2016, «sera versée tous les mois» et «son montant sera fixé pour trois mois», a précisé Manuel  Valls, qui présentait la nouvelle feuille de route du Plan pauvreté. Le budget affecté à cette prime d'activité s'élèvera à «4 milliards d'euros», a dit le chef du gouvernement.

«Cette prime d'activité, c'est un dispositif simple, qui représentera pour ses bénéficiaires un gain systématique au moment de la reprise ou de l'augmentation d'activité, dès les premiers euros et jusqu'à 1,2 SMIC, soit 1.400 euros», a-t-il ajouté.

Un «effet double»

Manuel Valls compte sur un «effet double»: «Ce sera, d'une part, un coup de pouce pour le pouvoir d'achat des travailleurs aux revenus modestes, pour le pouvoir d'achat aussi de ceux qui reprennent une activité; ce sera, également, un dispositif incitatif, un dispositif qui encourage et accompagne la reprise d'activité.»

Le Premier ministre a expliqué que la prime prendrait en compte les ressources et la situation des foyers. «Elle pourra atteindre par exemple 130 euros mensuels pour un célibataire travaillant à temps plein au SMIC, 220 euros pour une mère isolée avec un enfant qui travaille à tiers temps, et 230 euros pour un couple avec deux enfants dont un parent est à plein temps au SMIC et l'autre à mi-temps.»

Il a assuré que «certains sujets restent ouverts à la discussion», par exemple la question de savoir si les apprentis ou les étudiants pourraient en bénéficier au titre des jeunes actifs.