Fessée: Les politiques réagissent à la possible condamnation de la France par le Conseil de l'Europe

POLITIQUE «20 Minutes» a compilé les réactions de responsables politiques français, alors que l'institution européenne doit rendre sa décision mercredi…

Vincent Vantighem

— 

La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée.
La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée. — Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA

C’est une ONG britannique qui a relancé le débat sur la fessée en France. Saisissant le Conseil de l’Europe, l’ONG Approach assure que la France viole un article de la Charte européenne en «n’interdisant pas totalement et explicitement la fessée». Alors que le Conseil de l’Europe ne doit rendre sa décision publique que, mercredi, les responsables politiques ont déjà réagi. Tour d’horizon…

>> A lire: «La France a besoin de faire de la pédagogie, pas d'être condamnée»

Luc Chatel: «Comme la dissuasion nucléaire»

L’ancien ministre de l’Education nationale a estimé, ce mardi matin sur ITélé, que «la meilleure des fessées, c’est celle qui n’est jamais donnée». Assurant qu’il y a des «débats plus importants», il justifie toutefois sa position, faisant un étrange parallèle entre fessée et arme nucléaire. «La meilleure fessée, c’est celle qui n’est jamais donnée, comme la dissuasion nucléaire qui dissuade et n’est jamais utilisée».

Laurence Rossignol: «On n’a pas besoin d’une loi»

La secrétaire d’Etat à la Famille assure «qu’on n’a pas besoin d’une loi» sur le sujet de la fessée. «En revanche, précise-t-elle, on a besoin d’une réflexion collective sur la question de l’utilité des punitions corporelles dans l’éducation des enfants.» La responsable du gouvernement estime aussi qu’elle est «favorable à la promotion d’une éducation sans violence», relevant que toute la difficulté est de faire prendre conscience aux parents «qu’une punition corporelle n’est pas anodine».

Jean-Christophe Lagarde: «Le Conseil de l’Europe se ridiculise»

Le patron de l’UDI était l’invité de France Inter ce mardi matin. Et la première question qui lui a été posée concerne la possible condamnation de la France par le Conseil de l’Europe sur la fessée. Réponse sans équivoque: «Le conseil de l’Europe a mieux à faire que de s’occuper de la fessée. Il se ridiculise.»