VIDEO. Yémen: Isabelle Prime, la Française enlevée «voulait être la dernière à partir»

PORTRAIT Elle travaillait dans le pays depuis 2013...

M.P.
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Isabelle Prime, la Française enlevée le 4 février au Yémen.
Isabelle Prime, la Française enlevée le 4 février au Yémen. — Capture d'écran France 2

Mardi à Sanaa, capitale du Yémen, une Française a été enlevée par des hommes armés. Cet acte n’a pas été revendiqué pour le moment. Mais on en sait un peu plus sur la personnalité de cette femme, Isabelle Prime, âgée de 30 ans.

>> Ce que l’on sait sur son enlèvement, c’est par ici

Une trentenaire originaire de Loire-Atlantique

Isabelle Prime est originaire d’Angers, en Maine-et-Loire. Elle a étudié à la Reims Business School, dans la Marne, et est passée par l’IEP de Paris, a rapporté son père à RTL. Elle a aussi étudié à Turin et Madrid, notamment dans les télécommunications. Elle avait passé les fêtes de fin d'année avec sa famille.

Une consultante internationale expérimentée

Cette spécialiste des télécommunications n’est pas directement employée par la Banque mondiale, contrairement à ce qu’a affirmé François Hollande mardi. La Française travaillait pour Ayala consulting, une entreprise américaine spécialisée dans la logistique de projets humanitaires, une société qui est sous contrat avec le Social Welfare Fund, un projet lui-même financé par la Banque mondiale. Elle était en poste au Yémen depuis 2013, selon les dires de son père à RTL, après être passée par plusieurs pays du Moyen-Orient mais aussi l’Equateur.

«Pas une tête brûlée»

D’après son père, Isabelle Prime n’était «pas une tête brûlée»: elle respectait scrupuleusement les règles de sécurité. Bien que, d’après les premiers éléments, elle circulait sans escorte. Dans un entretien au en avril 2014 au Courrier de l’Ouest, elle expliquait sa mission: «En tant que chef de mission, j'étais chargée de trouver le logement. Du fait de la situation sécuritaire, nous avons dû nous regrouper dans une seule maison et sommes malheureusement obligés d'avoir des gardes armés. Le Yémen n'est pas un pays en guerre mais il y a un risque d'attaque constant». 

Sur France 2, le patron d’Ayala consulting  expliquait mardi soir: «Isabelle voulait toujours être la dernière à partir. Elle a toujours tendance à minimiser les risques de sa mission qui consiste à venir en aide aux plus pauvres». Un de ses collaborateurs précisait toujours pour France 2 qu'elle vivait dans une maison située à côté de la résidence de l'ambassade de France, et vivant normalement, sans protection alors même qu'il y a quinze jours, la France avait appelé tous ses ressortissants à quitter le pays.

 

 

Le point sur l'enquête par ici.