Nice: Le président des taxis en garde à vue pour violences après la plainte d'un chauffeur VTC

SOCIETE Il est ressorti samedi après-midi avec une convocation devant un tribunal le 2 juillet...

20 Minutes avec AFP

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Un chauffeur de taxi à l'aéroport de Nice en janvier 2013.
Un chauffeur de taxi à l'aéroport de Nice en janvier 2013. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

La tension ne retombe pas entre chauffeurs de taxi et VTC. Le président des taxis niçois, Alain Trapani, a été placé en garde à vue vendredi soir pendant 24 heures, avec un collègue, après une altercation à l'aéroport de Nice avec un chauffeur VTC, a indiqué samedi à l'AFP la préfecture des Alpes-Maritimes.

Accrochage à l'aéroport de Nice

Cette interpellation est survenue après le dépôt d’une plainte pour «violences volontaires en réunion» déposée par un chauffeur indépendant travaillant occasionnellement pour la compagnie de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber.

Selon le récit de ce chauffeur, joint par l'AFP, Alain Trapani et plusieurs de ses collègues l'auraient pris à partie, verbalement et physiquement, peu avant 17h vendredi alors qu'il venait récupérer une cliente «tout à fait légalement» à l'aéroport de Nice.

«M. Trapani m'a crié dessus et m'a insulté, m'a bousculé, me promettant de me "crever" comme il l'avait déjà fait pour mes quatre pneus et s'en prenant aussi à ma cliente qui a été choquée. Puis je me suis retrouvé encerclé par plusieurs de ses collègues, prenant aussi un coup de poing au passage, avant de pouvoir me dégager», a-t-il raconté à l'AFP.

Menace de blocage du Mipim de Cannes

À l'annonce de la garde à vue, une vingtaine d'artisans taxis ont entamé un barrage filtrant à l'aéroport de Nice, avant qu'une soixantaine d'entre eux ne viennent manifester devant les locaux de la Police aux frontières (PAF), où Alain Trapani était placé en garde à vue.

Alain Trapani, qui est également vice-président de la Fédération française des taxis de province (FFTP), est ressorti samedi après-midi avec une convocation devant un tribunal le 2 juillet.

Il doit être reçu en préfecture vendredi -un rendez-vous pris avant les incidents- pour évoquer la concurrence des compagnies VTC, a-t-il précisé à l'AFP après sa garde à vue.

Les taxis niçois menacent, s'ils n'obtiennent pas gain de cause, de bloquer le marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM) de Cannes, le plus grand marché international des professionnels de l'immobilier, qui se déroule à Cannes du 10 au 13 mars.